Article publié et mis à jour le 1er mai 2026.

À partir du 20 mai 2026, tous les loueurs de meublés de tourisme — nouveaux comme anciens — doivent s’enregistrer sur un téléservice national. Sans numéro d’enregistrement, plus aucune annonce ne sera diffusée par les plateformes. Mode d’emploi.

La régulation des meublés de tourisme franchit une nouvelle étape. À partir du 20 mai 2026, tous les loueurs de meublés saisonniers doivent s’enregistrer en ligne sur un téléservice national. La mesure découle de l’article L. 324-1-1 du code du tourisme, complété par les décrets n° 2026-196 et 2026-197 du 19 mars 2026. Elle s’inscrit dans la continuité de la loi anti-Airbnb adoptée fin 2024.

Numéro d’enregistrement meublé de tourisme : qui est concerné ?

L’obligation est universelle. Tous les loueurs et toutes les communes sont concernés. Les plateformes — Airbnb, Booking, Abritel — exigeront le numéro d’enregistrement pour diffuser une annonce. Sans ce numéro, l’annonce sera retirée. L’objectif est de centraliser l’information dans une base unique, consultable par les communes, pour mieux contrôler le respect des règles — notamment le plafond de 120 jours par an de location de résidence principale (90 jours à Paris, Bordeaux, Saint-Malo).

Comment s’enregistrer sur le téléservice national des meublés de tourisme

Les modalités d’accès au téléservice restent à préciser — probablement via le site de la mairie. Les loueurs déjà titulaires d’un numéro local devront probablement se réinscrire sur la plateforme nationale. Plusieurs précautions s’imposent dès maintenant : identifier le statut juridique de l’activité, vérifier la conformité avec les règles locales, et anticiper la déclaration dès l’ouverture du téléservice.

Quelles conséquences pour la rentabilité d’une location saisonnière en 2026

Ce nouveau jalon confirme la normalisation accélérée du secteur : avantages fiscaux réduits par la loi de finances 2025, abattements micro-BIC abaissés, amortissement au régime réel durci. Trois pistes à arbitrer : poursuivre la location saisonnière dans un cadre plus contraint, basculer vers la location meublée longue durée, ou arbitrer au profit d’autres supports patrimoniaux. La rentabilité nette, charges et fiscalité incluses, doit guider la décision.

Questions fréquentes

Quand l’enregistrement des locations saisonnières devient-il obligatoire ?

À partir du 20 mai 2026. Tous les loueurs de meublés de tourisme — nouveaux et anciens — doivent s’enregistrer sur un téléservice national. Sans numéro d’enregistrement, les plateformes ne pourront plus diffuser leurs annonces.

Comment obtenir un numéro d’enregistrement de meublé de tourisme ?

L’enregistrement se fait sur un téléservice national mis en place par décret. Les modalités exactes doivent être précisées par les arrêtés d’application.

Que risque-t-on si on ne s’enregistre pas avant le 20 mai 2026 ?

Les plateformes ne pourront plus diffuser l’annonce sans numéro d’enregistrement. Elles s’exposent à des sanctions financières, ce qui les incitera à un retrait rapide. Les communes pourront infliger des amendes.

L’investissement en location saisonnière est-il encore rentable en 2026 ?

Il reste rentable mais l’environnement s’est durci : abattements micro-BIC réduits, durcissement de l’amortissement au régime réel, encadrement renforcé. La rentabilité doit être calculée nette de toutes les charges et de la fiscalité.

Les sanctions détaillées pour les loueurs non enregistrés en 2026

Le cadre répressif autour de la location saisonnière non déclarée s’est considérablement durci depuis 2024. En l’absence de numéro d’enregistrement national à partir du 20 mai 2026, les plateformes comme Airbnb, Booking ou Abritel sont elles-mêmes passibles d’amendes administratives pouvant atteindre 50 000 euros par manquement. Pour inciter à la mise en conformité, elles ont déjà annoncé qu’elles procéderont au retrait automatique des annonces non conformes dès l’entrée en vigueur du dispositif.

Du côté des loueurs, les sanctions peuvent prendre plusieurs formes. La mise en demeure par la commune est la première étape, assortie d’une amende pouvant atteindre 5 000 euros. En cas de récidive ou de location d’un logement dont le changement d’usage n’a pas été autorisé dans les communes soumises à cette obligation (Paris, Lyon, Bordeaux, Nice et toutes les communes de plus de 200 000 habitants), l’amende peut s’élever jusqu’à 50 000 euros. Le propriétaire peut également être contraint de restituer les loyers perçus irrégulièrement et de remettre le logement en habitation permanente. Ces sanctions, jusqu’ici peu appliquées faute de données centralisées, deviendront bien plus faciles à mettre en œuvre une fois la base nationale opérationnelle.

LMNP versus location nue en 2026 : quel régime choisir ?

Face au durcissement du cadre réglementaire et fiscal de la location saisonnière, beaucoup d’investisseurs s’interrogent sur la pertinence d’un basculement vers la location meublée longue durée ou la location nue. Le comparatif mérite d’être posé à froid. La location meublée non professionnelle (LMNP) en longue durée conserve des atouts fiscaux réels en 2026 : le régime réel permet d’amortir le bien immobilier et le mobilier, ce qui génère des charges comptables suffisantes pour annuler fiscalement les revenus locatifs pendant plusieurs années. Cet avantage reste intact, contrairement au meublé de tourisme dont les abattements micro-BIC ont été réduits.

La location nue, moins rentable brute, présente en revanche l’avantage de la simplicité administrative et d’une fiscalité connue : les revenus fonciers sont imposés au barème après déduction des charges réelles (régime réel foncier) ou après abattement de 30 % (micro-foncier, plafonné à 15 000 euros de loyers annuels). Pour un bien situé dans une zone à forte demande locative, la vacance est quasi nulle et le risque d’impayé — couvert par une garantie Visale ou une assurance loyers impayés — reste limité. Le choix entre ces régimes dépend du niveau de revenus du propriétaire, de la tranche marginale d’imposition, du montant des charges déductibles et de la stratégie patrimoniale globale.

Calendrier des démarches avant le 20 mai 2026

Pour les loueurs concernés par l’obligation d’enregistrement, le compte à rebours est enclenché. Voici les étapes à anticiper dans les prochaines semaines. En premier lieu, identifier son statut précis : résidence principale louée moins de 120 jours par an, résidence secondaire dédiée à la location, bien détenu en propre ou via une SCI. En deuxième lieu, vérifier les règles locales applicables : déclaration en mairie déjà existante, autorisation de changement d’usage à obtenir dans les grandes villes, règlement de copropriété autorisant la location de courte durée.

En troisième lieu, se connecter au téléservice national dès son ouverture officielle — probablement accessible via le portail de la mairie ou un guichet numérique dédié — pour obtenir son numéro d’enregistrement. Ce numéro devra figurer sur toutes les annonces publiées sur les plateformes. En quatrième lieu, mettre à jour les annonces existantes avec le numéro obtenu avant que les plateformes ne procèdent à leur vérification automatisée. Un retrait d’annonce, même temporaire, peut représenter plusieurs centaines à plusieurs milliers d’euros de revenus perdus en pleine saison estivale.


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