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Simulateur d’épargne : calculez vos intérêts composés

Placer 200 € par mois pendant vingt ans, c’est verser 48 000 €. Selon le support choisi, vous récupérez 58 000 € ou 98 000 €. L’écart ne vient pas d’un talent particulier : il vient du taux et du temps, et de rien d’autre. Le simulateur ci-dessous met ce mécanisme en chiffres sur votre propre situation.

Simulateur d'intérêts composés

Estimez ce que votre épargne peut devenir. Modifiez une valeur, le calcul se met à jour immédiatement.

Après frais, avant fiscalité
De 1 à 40 ans
Capital au terme
Total versé
Intérêts générés
Part des intérêts

Évolution année par année

Calcul à capitalisation mensuelle, versements effectués en début de mois, taux constant sur toute la période. Une simulation n'est pas une garantie : les rendements réels varient et la fiscalité n'est pas prise en compte. Aucune donnée saisie ici n'est enregistrée ni transmise — tout est calculé dans votre navigateur.

Comment fonctionne l’intérêt composé

L’intérêt simple rapporte toujours sur la même base : 1 000 € à 4 % donnent 40 € chaque année, indéfiniment. L’intérêt composé, lui, rapporte sur le capital et sur les intérêts déjà encaissés. La deuxième année, vos 40 € travaillent à leur tour.

Sur cinq ans, la différence est anecdotique. Sur vingt-cinq, elle décide de tout. C’est pourquoi le curseur de durée du simulateur est celui qui fait le plus bouger le résultat : déplacez-le de 10 à 30 ans sans rien changer d’autre, et regardez la part des intérêts dans le total final. Elle passe de moins d’un cinquième à plus de la moitié.

Quel taux saisir, selon où dort votre argent

Le taux est le paramètre que l’on renseigne le plus mal. Un chiffre optimiste transforme la simulation en fiction. Voici les ordres de grandeur défendables en 2026, nets de frais et avant impôt.

  • 1,7 % pour un Livret A ou un LDDS, 2,5 % pour un LEP si vous y avez droit. Ce sont des taux administrés, connus à l’avance. Voir le comparatif des livrets.
  • 2 à 3 % pour un fonds euros d’assurance-vie de bonne facture. Le capital est garanti, le rendement suit les taux obligataires. Voir le guide de l’assurance-vie.
  • 5 à 7 % pour un portefeuille d’actions diversifié sur longue période, avec de la volatilité en chemin. C’est une moyenne historique, pas une promesse. Voir le guide des ETF et le guide du PEA.
  • 4 à 5 % pour des SCPI, dividendes bruts avant fiscalité et avant frais de souscription.

Si vous hésitez, simulez deux fois : une fois avec le taux que vous espérez, une fois avec deux points de moins. L’écart entre les deux résultats vous dit à quel point votre projet dépend d’hypothèses que personne ne contrôle.

Trois erreurs qui rendent une simulation inutile

Oublier l’inflation

Le simulateur raisonne en euros courants. 98 000 € dans vingt ans n’achètent pas ce que 98 000 € achètent aujourd’hui. Pour raisonner en pouvoir d’achat, retirez l’inflation attendue de votre taux : un placement à 5 % avec 2 % d’inflation se saisit à 3 %.

Saisir un taux brut de frais

Un contrat qui prélève 0,8 % de frais de gestion par an sur un support à 6 % vous rapporte 5,2 %. Sur trente ans, ces 0,8 % annuels amputent le capital final de près d’un cinquième. Les frais ne se voient pas sur un relevé mensuel ; ils se voient sur cette simulation.

Négliger la fiscalité de sortie

Le résultat affiché est un capital avant impôt. Selon l’enveloppe, vous en gardez la totalité (livrets réglementés), vous payez 17,2 % de prélèvements sociaux (PEA après cinq ans), ou 30 % de flat tax (compte-titres). Le guide de la fiscalité des placements détaille chaque cas.

Questions fréquentes

Vaut-il mieux un gros versement initial ou des versements mensuels ?

Mathématiquement, un capital placé tôt travaille plus longtemps : le versement initial gagne. Dans la vraie vie, peu de gens disposent de 50 000 € d’avance, et le versement mensuel a un avantage que le calcul ne montre pas — il lisse le prix d’achat et il tient tout seul, sans décision à reprendre chaque mois. Testez les deux dans le simulateur : à montant total égal, l’écart est plus faible qu’on ne l’imagine.

Pourquoi la capitalisation est-elle mensuelle et pas annuelle ?

Parce que vos versements le sont. Le calcul applique chaque mois un douzième composé du taux annuel, puis ajoute le versement. C’est la convention la plus proche du fonctionnement réel d’une assurance-vie ou d’un plan d’investissement programmé. Sur un Livret A, les intérêts se calculent par quinzaine : l’écart avec cette simulation reste inférieur à 1 %.

Mes données sont-elles enregistrées ?

Non. Le calcul se fait entièrement dans votre navigateur, en JavaScript. Aucune valeur saisie n’est envoyée à My Little Money ni à un tiers, et rien n’est stocké sur votre appareil.

Pour aller plus loin : le calculateur de capacité d’emprunt applique la même logique au crédit, et le simulateur retraite part de l’objectif pour remonter au versement mensuel nécessaire.