Avant de visiter, il faut connaître son plafond. Ce calculateur applique la règle des 35 % d’endettement retenue par les banques françaises, y ajoute l’assurance emprunteur et les frais de notaire, et vous donne les trois chiffres qui comptent : ce qu’une banque peut vous prêter, le budget total que cela représente une fois votre apport ajouté, et ce que le crédit vous coûtera sur toute sa durée.
Calculateur de capacité d'emprunt immobilier
Combien une banque peut vous prêter, et ce que ce prêt vous coûtera réellement.
Décomposition du budget
Tableau d'amortissement
Année par année : ce qui rembourse le capital, ce qui part en intérêts, et ce qu'il vous reste à devoir.
| Année | Capital remboursé | Intérêts | Assurance | Total payé | Capital restant dû |
|---|
Calcul à mensualités constantes, taux fixe, assurance calculée sur le capital initial (contrat de groupe classique). Une banque tiendra aussi compte de votre reste à vivre, de votre saut de charges et de votre stabilité professionnelle : ce résultat est une estimation, pas un accord de principe. Les frais de dossier et de garantie ne sont pas inclus. Aucune donnée saisie ici n'est enregistrée ni transmise — tout est calculé dans votre navigateur.
Ce qu’une banque regarde vraiment
Le taux d’endettement est le critère le plus connu, mais il n’est ni le seul ni toujours le plus décisif.
Le taux d’endettement, plafonné à 35 %
Il rapporte l’ensemble de vos mensualités de crédit, assurance emprunteur comprise, à vos revenus nets. La recommandation du Haut Conseil de stabilité financière fixe le plafond à 35 %, avec une marge de dérogation limitée que les banques réservent aux dossiers les plus solides. Les revenus locatifs ne sont retenus qu’à hauteur de 70 à 80 %, pour couvrir la vacance et les charges.
Le reste à vivre, souvent décisif
C’est ce qui vous reste une fois la mensualité payée. Un célibataire à 2 000 € de revenus et un couple à 8 000 € peuvent afficher le même taux d’endettement sans présenter le même risque. En dessous d’environ 800 € par personne, un dossier passe difficilement même à 33 %.
Le saut de charges et la stabilité
Passer de 600 € de loyer à 1 400 € de mensualité représente un saut de charges que la banque veut voir absorbé. Trois mois de relevés sans découvert et une épargne résiduelle après apport valent souvent mieux qu’un dixième de point de négociation.
Comment lire le résultat
Capacité d’emprunt et budget immobilier ne sont pas le même chiffre. La capacité est ce que la banque prête ; le budget ajoute votre apport puis retranche les frais de notaire, qui représentent environ 7,5 % du prix dans l’ancien et 2,5 % dans le neuf. Avec 30 000 € d’apport et 232 000 € empruntés, le prix du bien accessible n’est pas de 262 000 € mais d’environ 244 000 € — la différence part chez le notaire et l’État.
Le coût du crédit affiché additionne intérêts et assurance sur toute la durée. Sur vingt ans à 3,4 %, il dépasse souvent 40 % du capital emprunté. C’est le prix du levier, et c’est aussi ce qui doit entrer dans le calcul de rentabilité d’un investissement locatif.
Trois leviers pour augmenter votre capacité
- La durée. Passer de 20 à 25 ans augmente la capacité d’environ 15 %, mais alourdit nettement le coût total. Faites varier le curseur du calculateur : l’arbitrage se voit immédiatement.
- L’assurance emprunteur. Une délégation d’assurance divise fréquemment le taux par deux face au contrat groupe de la banque. Comme elle entre dans le taux d’endettement, elle augmente directement votre capacité. C’est le levier le plus rentable et le plus souvent négligé.
- Les crédits en cours. Solder un crédit auto de 300 € par mois libère environ 60 000 € de capacité d’emprunt sur vingt ans. Le calcul mérite d’être fait avant de déposer un dossier.
L’apport, lui, n’augmente pas la capacité d’emprunt : il augmente le budget. Il améliore en revanche le taux obtenu et rassure la banque. Le bon dosage laisse toujours une épargne de précaution intacte, sur des supports disponibles comme ceux du comparatif des livrets.
Ce que raconte le tableau d’amortissement
Dépliez-le : les premières années, l’essentiel de votre mensualité paie des intérêts et non du capital. Sur un prêt de vingt ans, il faut attendre la neuvième ou dixième année pour que la part de capital dépasse celle des intérêts. C’est la raison pour laquelle revendre au bout de trois ans coûte cher : vous avez payé beaucoup d’intérêts et remboursé peu de dette.
C’est aussi ce qui rend un remboursement anticipé précoce très efficace, et un remboursement tardif presque sans intérêt : à la fin, il ne reste plus grand-chose à économiser.
Questions fréquentes
Le résultat vaut-il accord de la banque ?
Non. Le calcul applique les règles publiques du HCSF, mais chaque banque a sa politique de risque, son barème et ses dérogations. Considérez ce chiffre comme la borne haute d’une discussion, pas comme une promesse.
Les frais de dossier et de garantie sont-ils inclus ?
Non. Comptez environ 1 000 € de frais de dossier et 1 à 1,5 % du capital pour la caution ou l’hypothèque. Prévoyez cette somme en plus de l’apport destiné aux frais de notaire.
Faut-il emprunter au maximum de sa capacité ?
Rarement. Un dossier calé à 35 % ne laisse aucune marge pour un changement de situation, et interdit tout autre projet financé à crédit pendant des années. Beaucoup d’emprunteurs trouvent leur équilibre entre 28 et 32 %.
Et si je préfère investir sans acheter ?
La comparaison honnête met face à face la mensualité d’un crédit et un investissement mensuel équivalent. Notre simulateur d’intérêts composés chiffre la seconde branche, et le guide de la fiscalité des placements explique ce que chacune laisse une fois l’impôt payé.
Tous nos outils sont regroupés sur la page simulateurs.
