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Shutdown, la 19ème saison de la grande farce fiscale américaine

Shutdown ! Ce n’est pas le nom d’une nouvelle série d’HBO mais le 19 ème épisode d’une des plus grandes farces fiscales américaines jamais produites.

Shutdown !  Les États-Unis sont entrés samedi dans une période de turbulences avec la fermeture partielle de l’administration fédérale et l’arrêt de tous les services publics « non essentiels » du fait de l’échec d’un vote important au Sénat sur le budget. La majorité Républicaine, l’opposition Démocrate et la Maison Blanche n’ont pas pu s’entendre sur un budget fédéral.

C’est un grand classique aux Etats-Unis qui en a déjà connut 19 depuis 1977. C’est Ronald Reagan qui détient le nombre record de « shutdown » avec huit durant ses deux mandats (1981-1989). Le dernier en date, avant celui coïncidant avec le premier anniversaire de Donald Trump à la Maison, date de 2013 sous Barack Obama. Il avait duré deux semaines.

Ces psychodrames politiques se finissent généralement tous de la même façon. Les deux camps finissent pas se mettre d’accord.

Le dernier shutdown ?

Mais s’agit peut-être du dernier opus de la série car Donald Trump a évoqué dimanche dans un tweet un hypothétique changement des règles du vote au Sénat.

Cette hypothèse est connue à Washington sous le nom d’ »option nucléaire » car elle marquerait une rupture radicale dans le fonctionnement de cette institution censée contrebalancer les excès partisans de la tumultueuse Chambre des représentants.

Le règlement intérieur du Sénat, qui est composé de 100 élus, stipule que pour chaque motion, comme la programmation d’un vote, tout sénateur a le droit d’objecter. Cette objection ne peut être surmontée que par un vote des trois cinquièmes du Sénat. En pratique, donc, il faut 60 sénateurs sur 100 pour faire quoi que ce soit.

Avis aux touristes français, la Statue de la Liberté et Ellis Island vont réouvrir mais tous  les grands parcs américains resteront fermés au public.

La Statut de la Liberté va réouvrir rapidement car l’État de New York paiera de sa poche les employés fédéraux nécessaires à la réouverture de ce monument emblématique d’une Amérique ouverte aux migrants. La statue est importante pour l’économie mais « elle est plus que ça », a souligné dimanche le gouverneur démocrate de New York Andrew Cuomo. « C’est un symbole de New York et de nos valeurs […] Son message n’a jamais été aussi important qu’aujourd’hui. »

 

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Jean-Jacques Manceau

Jean-Jacques Manceau est diplômé d’un DEA d’Etudes politiques de Lille 2. Il commence sa carrière de journaliste à la Voix-du-Nord et à l’Etudiant avant de se spécialiser dans l’économie et la finance. D’abord au Revenu puis à Capital. Il devient rédacteur en chef à l’Expansion en 2002. Spécialiste en stratégie d'entreprise, il écrit en 2010 un ouvrage sur « Le Club Med, réinventer la machine à rêve ». En 2012, il s’oriente dans la communication en devenant Directeur de la communication externe d'une multinationale du sport. Il est aujourd'hui auteur et éditorialiste.

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