Immobilier de montagne : les meilleures façons de s’offrir les sommets

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La crise sanitaire n’a pas freiné les investissements à la montagne, bien au contraire, même si cette année, les locations peinent à trouver preneurs du fait des incertitudes liées au confinement des pays européens.

La montagne va-t-elle sortir gagnante de la crise sanitaire ? Après avoir réalisé un très bel été avec une clientèle exclusivement française, les stations de montagne espèrent pouvoir ouvrir et réaliser une saison presque complète. Malgré les incertitudes liées à la crise sanitaire, les investissements vont bon train dans les stations de ski et soutiennent des prix de vente déjà très élevés.

Selon les chiffres de Meilleurs Agents, les prix ont grimpé de 5,6 % en 2019 dans les Alpes du Nord. Avec un prix moyen au mètre carré de 4 895 €, qui peut monter jusqu’à 6 072 euros pour l’acquisition d’un chalet, les Alpes du Nord décrochent le titre du massif où les prix de l’immobilier sont les plus élevés.

« L’accessibilité, les infrastructures du domaine, les activités dans la station, l’offre de commerce déterminent le prix immobilier à la montagne. Les prix des Alpes du Nord s’expliquent par la présence des plus grands domaines skiables et des stations ayant le plus d’infrastructures, prisés par une clientèle aisée, notamment francilienne et internationale », déclare Thomas Lefebvre, directeur scientifique de Meilleurs Agents.

Dans les Alpes du Sud, Auron arrive en haut du podium. Avec une moyenne au mètre carré de 2 549 €, c’est sensiblement similaire aux tarifs jurassiens et près de deux fois inférieur à ceux des Alpes du Nord : les prix bas dans les Alpes du Sud s’expliquent par un manque d’accessibilité des stations et par leurs tailles, de moindre envergure que celles des Alpes du Nord.

Les Pyrénées restent le massif le moins cher avec un prix moyen à 1 940 €/m2. Leurs stations sont plébiscitées par les Toulousains, voire les Bordelais, ayant un pouvoir d’achat inférieur à celui des Franciliens. Par ailleurs, la clientèle internationale y est rare, à l’exception des skieurs espagnols.

Malgré la crise, en montagne, aucun programme immobilier n’a été annulé. Mieux, non seulement les futurs propriétaires se bousculent pour acheter mais, en plus, ils ne négocient pas. « L’appétence pour la montagne est toujours aussi forte », constate un professionnel du secteur.

Aujourd’hui, un appartement ou un chalet à la montagne est vu comme un investissement souvent familial, sûr et à long terme. « C’est de moins en moins spéculatif, confirme Gabriel Mingeon, directeur général des agences immobilières GSI, à la fois spécialistes de transaction, location et syndic. Car il s’agit principalement d’une résidence secondaire, un achat plaisir. À la suite du confinement et grâce à des taux bas, les gens se sont dit que c’était le bon moment de franchir le pas. »

Le marché est surtout soutenu par la montée en gamme des hébergements. Ce qui se vend aujourd’hui, ce sont les résidences qui se situent au niveau d’un hôtel 4 ou 5 étoiles avec piscine, hammam, sauna, spa et tous les services qui vont avec. Les appartements sont plus grands qu’avant et plus luxueux aussi, avec souvent une suite parentale (salle d’eau attenante à la chambre).

Chez MGM, un des leaders du marché de la résidence de tourisme haut de gamme, les trois pièces de 70 m2 s’affichent autour de 400 000 euros. Dans tous les cas, les investisseurs cherchent désormais à concilier plaisir et rendement. « L’investissement à la montagne est une classe d’actif qui n’a rien à envier à la bourse », assure Jean-Thomas Olano, patron de Promo 6, à Méribel. D’autant que les formules d’acquisition pour optimiser fiscalement son placement se multiplient.

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