Les meilleures techniques pour négocier son salaire en anglais

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Négocier son salaire n’est pas une chose facile. Qui plus est en anglais. Pour vous aider voici quelques conseils.

Selon Geneviève Sabin, responsable des cours d’anglais des affaires chez Babbel, pour parler argent en anglais, « il est préférable d’utiliser le pronom “nous”.

C’est une méthode efficace pour éviter que la négociation ne soit perçue comme un duel, en impliquant au contraire l’employeur dans le processus : “comment pouvons-nous faire en sorte que cela se produise ?”

Par ailleurs, faire preuve d’empathie n’est pas un aveu de faiblesse. En ayant conscience des difficultés de l’entreprise, vous pouvez faire preuve de compréhension à l’égard de la situation : « Bien que le budget soit limité en ce moment, je pense que nous pouvons parvenir à un accord mutuellement bénéfique ».

Autre conseil : ne pas aborder directement la question de l’argent, mais plutôt échanger sur votre avenir au sein de l’entreprise.

Enfin, côté pratique, il faut se préparer au mieux pour être en mesure d’anticiper chaque réponse et la façon dont vous la traiterez. Cela vous aidera non seulement pour la négociation, prouvera votre sérieux à l’employeur mais également votre volonté de montrer ce que vous valez. »

Je suis ravi de travailler avec vous / I am excited by the opportunity to work together (Ang.)

La négociation de salaire ne doit pas être perçue comme un combat entre l’employé·et l’employeur. En effet, une négociation conflictuelle peut mener à une rupture de la discussion. C’est pourquoi il est préférable d’engager la discussion sur une base collaborative afin de trouver un compromis, une rémunération qui convient aux deux parties.

Il faut donc se préparer à la discussion lors de cet entretien, tout en veillant à atteindre un compromis acceptable.

D’après mes recherches / Based on my research… (Ang.)

La demande d’augmentation de salaire doit bien évidemment être justifiée et s’appuyer sur des éléments concrets. C’est pourquoi il est préférable de préparer son entretien et ses arguments. Il est également important de s’appuyer sur la valeur de ses compétences pour convaincre davantage l’employeur.

Babbel conseille donc d’utiliser des expressions telle que « d’après mes recherches (based on my research) », qui montreront que l’on a préparé son entretien en amont et que l’on maîtrise son sujet.

Voici ce que j’ai fait ces derniers mois et ce que j’ai apporté à l’entreprise / Here is what I have achieved and what I have brought to the company for the past few months (Ang.)

Pour obtenir l’augmentation souhaitée, il faut avant tout prouver sa valeur salariale à l’employeur au travers d’exemples concrets et spécifiques représentatifs de ce que l’on apporte à l’entreprise. Il convient de mettre en avant les compétences qui attestent de son professionnalisme : faire un bilan des différents projets menés à bien, des retours des clients et des collègues, développer et illustrer ses points forts, démontrer son engagement au sein de l’entreprise et en quoi on lui est indispensable. Le but étant de marquer le plus de points possible.

Aussi, il est important de se mettre à la place de l’employeur, en se demandant quels sont les critères importants à ses yeux pour pouvoir le convaincre.

Salariés de même niveau / Similarly situated employees (Ang.)

Connaître les standards salariaux du secteur correspondants à son niveau d’expérience est un élément clé dans toute négociation. Il est donc conseillé de se renseigner sur la rémunération moyenne des salariés de même niveau et même poste, au sein de son entreprise mais aussi d’entreprises extérieures. Bien entendu, ce sujet est à aborder de façon subtile avec son employeur, sans trop insister. Auquel cas, il pourrait le prendre pour une menace de partir ailleurs.

Ce chiffre peut-il évoluer ? / Is that a number flexible at all? (Ang.)

Il se peut que l’employeur formule une proposition inférieure au salaire souhaité. Ce n’est pas pour autant qu’il faut baisser les bras. En effet, utiliser des expressions telle que celle-ci permet de garder la porte ouverte pour négocier malgré tout le salaire proposé, ou d’autres avantages (RTT, tickets restaurants…).

Si vous pouvez faire ça, c’est bon pour moi / If you can do that, I’m on board (Ang.)

Il n’est pas interdit de formuler ses expectations à son employeur. Exprimer clairement ses attentes salariales permet à chacun de gagner du temps. Sans se montrer inflexible, il est possible d’aller droit au but. Vous pouvez ainsi faire une proposition en adéquation avec les moyens de l’entreprise et la réalité du marché. L’idée étant de clore la discussion avec le « Oui » de l’employeur. Par exemple, on peut dire « I understand that it’s difficult for you to come up with 50,000€. How about adding 1 day of teleworking per week to the 45.000€ proposed? If you can do that, I’m on board » (Je comprends que c’est difficile pour vous de valider une offre à 50.000 €. Que diriez-vous d’ajouter un jour par semaine en télétravail à votre offre de 45.000 € ? Si vous pouvez faire ça, c’est bon pour moi.)

 Puis-je prendre quelques jours pour réfléchir à cette offre ? / Can I have a few days to think about the offer? (Ang.)

Il faut éviter d’accepter la première offre, si elle n’est pas satisfaisante. Prendre le temps de la réflexion ne peut pas être mal vu. Cela permet également de préparer une éventuelle contre-offre, dans les 24 à 48h, avec un nouvel argumentaire pour la justifier. Babbel conseille de poursuivre la négociation par E-mail. Le ou la salarié·e pourra alors préciser ses attentes et expliquer clairement pourquoi il ou elle demande cette augmentation.