Comment faire baisser ses charges de copropriété ?

Publicités

En 2019, les charges de copropriété ont progressé de 2% par rapport à l’année précédente. La hausse est cependant bien moins marquée qu’en 2018. Reste que la facture pèse lourd dans le budget des propriétaires. Voici quelques idées pour le réduire.

 

Les charges de copropriété continuent de progresser mais à un rythme moins soutenu. En 2019, elles ont augmenté de 2% par rapport à 2018, contre 5% l’année précédente, selon l’Observatoire des charges de copropriété (Oscar), réalisé par l’Association des responsables de copropriété (Arc). Néanmoins, l’Arc précise tout de même que les charges “ont progressé deux fois plus que l’inflation générale” qui était de 1,1% sur la période.

L’une des raisons à cette moindre hausse est la stabilisation des dépenses de chauffage. Le chauffage est le principal poste budgétaires des copropriétés avec 28% des dépenses. “Ce résultat est la conséquence d’un effet compensatoire entre l’augmentation moyenne des tarifs des ressources énergétiques et la diminution des besoins en chauffage du fait d’un hiver et d’un automne moins froids que lors du précédent exercice”, précise l’Arc.

Les postes qui font l’objet de la plus forte augmentation sont les contrats d’assurance (+6%) et les charges de gestion (+4%), “du fait de l’augmentation des honoraires de base des syndics professionnels et de la poursuite des facturations de prestations particulières en plus de leurs honoraires de base (+20%)”, peut-on lire dans le communiqué.

Alors comment faire baisser votre budget ? Voici 6 solutions efficaces pour faire baisser ses charges de copropriété

1. Mettre en concurrence son syndic régulièrement

Aujourd’hui, une copropriété change de syndic en moyenne tous les 8 ans, alors que le taux de rotation dans les années 2000 était d’environ 15 ans. Ce taux a fortement augmenté depuis la loi Alur du 24 mars 2014, qui impose une mise en concurrence des contrats de syndics de copropriétés lors de chaque nouvelle désignation, quelle que soit la durée du contrat du syndic sortant. La loi Macron a desserré un peu la contrainte en obligeant les conseils syndicaux à faire un appel d’offres « seulement » tous les trois ans, contre un an auparavant

Une mission qui reste malgré tout fastidieuse pour le conseil syndical. Des courtiers comme Syneval propose d’assister les copropriétaires dans le cadre d’un changement de syndic. Il travaille avec plus de 200 syndics indépendants qu’il se propose de mettre en concurrence dans le cadre d’un appel d’offres.

2. Gérer directement son immeuble

Certains sites vous proposent carrément de vous aider à vous passer de votre syndic. C’est le cas d’Illicopro qui met à disposition des copropriétaires des logiciels permettant de gérer les AG annuelles (appel de l’AG, répartition des votes…) et d’automatiser la comptabilité des différents contrats (répartition des quotes-parts entre les différents copropriétaires…). Comptez 6 euros par mois et par appartement, ce qui revient 3 fois moins cher que d’embaucher un syndic.

3. Renégocier vos contrats d’énergie

Face à l’augmentation constante des charges de copropriété, il existe un moyen peu connu et pourtant redoutable de réduire la facture de gaz ou d’électricité de sa résidence: reprendre la main sur ses contrats d’énergie!

C’est ce que propose notamment des courtiers comme Be Energiz, start-up spécialisée dans le courtage énergétique et partenaire de la FNAIM du Grand Paris qui utilise à la fois le levier de la négociation avec les différents fournisseurs, mais aussi celui de la période de souscription. En anticipant le renouvellement en courbe basse et jusqu’à 18 mois en avance, le syndicat va assurer la maîtrise de son contrat, avec à la clé des économies de près de 30 %.

4. Digitaliser la communication

La meilleure façon de résoudre les incidents, c’est d’en parler! Pour cela ChouetteCopro a créé une plateforme collaborative entre les habitants, le syndic et les prestataires techniques. Pour que chacun puisse, selon son rôle, signaler un incident, mettre en place une intervention ou suivre la résolution du problème avec facilité. À la clé une communication digitalisée et des gains de temps et d’argent.

5. Comparer ses charges

Les copropriétés de moins de 50 lots ont l’obligation d’être immatriculées au registre national des copropriétés (registre-copropriétes.gouv.fr.).

Ces données servent à l’État, pour avoir une meilleure connaissance du parc de copropriétés en France ou mieux appréhender les processus de fragilisation des copropriétés.

Pour les particuliers, cela leur permet de comparer un certain nombre d’éléments, notamment le montant des charges payés.

Autre solution: Consulter le baromètre réalisé par le spécialiste du secteur MeilleureCopro, un classement inédit, réalisé à partir des données de 180000 immeubles dans 11 grandes villes.

6. Remplacer votre gardien par une « conciergerie »

Le salaire d’un gardien peut représenter plus de la moitié du budget d’un immeuble. En moyenne, un gardien employé à plein-temps revient, chaque année, à 40000 €. Mais à ce salaire stricto sensu viennent s’ajouter un grand nombre d’avantages en nature. Il y a, bien sûr, le logement (à Paris, une loge de 20 m2 pourrait se louer autour de 500 € par mois), mais pas seulement. En effet, traditionnellement, c’est la copropriété qui assume les frais d’électricité du gardien, son chauffage, ses factures d’eau, de téléphone ainsi que sa taxe d’habitation. Sans compter de nombreux frais induits: coût du remplacement pendant les congés ou les arrêts maladie, versement d’indemnités de départ en retraite, etc.

Dans certains immeubles neufs, on voit disparaitre le gardien traditionnel au profit de « conciergerie » sur le modèle de celles présentes dans les hôtels ou les résidences de luxe. Des start-up comme Bowie ou Urban Service se lance sur le créneau.