Retraite : Pourquoi il faut céder aux charmes du PER

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La retraite sera à nouveau au cœur de l’actualité en France fin 2020. L’occasion de revenir sur la loi Pacte entrée en vigueur auparavant, et qui a apporté une modification assez profonde de l’épargne retraite, en intégrant un nouvel outil d’épargne pour permettre aux français de préparer leur retraite : le PER. Explications de notre expert Romain d’Agnano, d’Aeternia Patrimoine.

Le PER, pour répondre à quels objectifs ?

Le gouvernement a souhaité réformer l’épargne retraite en France, car elle souffrait d’un paradoxe : les français ont un niveau d’épargne parmi les plus élevés d’Europe, mais l’épargne retraite n’y est pour autant que très peu développée. La faute, a priori, à un univers trop complexe et des modalités de sortie en rente trop rigides.

En préambule à la réforme des régimes de retraite qui était préparée, il a donc été pensé une réforme de l’épargne retraite, en introduisant le PER, permettant aux français de pouvoir se constituer une retraite complémentaire sur un système plus simple et plus attractif.

Les grands principes du PER

Tous les nouveaux PER, individuels ou collectifs, sont donc désormais régis par des principes et règles similaires, plus favorables et plus flexibles pour les épargnants :

  • Transférabilité plus simple et plus encadrée;
  • l’introduction de la possibilité d’accéder à son épargne retraite à tout moment pour l’achat de la résidence principale.
  • La possibilité de liquider ses droits non seulement en rente, mais aussi en capital, au libre choix des épargnants.

 

Quel avantage à épargner sur un PER plutôt que sur l’assurance-vie ?

 

Nos clients se sont beaucoup interrogé à la sortie de ce nouveau produit, pour savoir si il était désormais avantageux pour eux de favoriser l’épargne sur le PER.

Et le premier avantage de cette épargne est, déjà, fiscal. Si l’on prend en effet le cas d’un client, dans une tranche marginale d’imposition à 30% : si l’on considère que la totalité d’un versement de 10’000 euros vient se déduire de sa tranche à 30%, son économie fiscale serait alors de 3’000€. Cela signifie que grâce à ce mécanisme, notre client peut épargner 30% de plus, à effort identique. Et donc se constituer un capital beaucoup plus important, surtout si l’on y ajoute l’effet des intérêts composés ! il convient néanmoins de se rapprocher d’un cabinet patrimonial spécialisé pour estimer ce gain fiscal en fonction de l’impact notamment des seuils des tranches d’imposition.

Un outil de protection très efficace pour ses proches

C’est là un effet collatéral positif de la déductibilité des fonds versés en épargne retraite. En effet, si cette épargne est bien un jour « refiscalisée » quand la sortie se fera pour le projet retraite, ce ne sera pas le cas en cas de décès, ou encore d’accident de la vie.

En effet, si l’on prend le cas malheureux d’un décès, le capital épargné sur son PER par le conjoint décédé est exonéré de droits de succession (depuis la loi TEPA), et le capital épargné par le conjoint survivant sur son propre PER peut alors sortir en capital, ne subissant alors que les prélèvements sociaux sur la plus-value.

Si nous prenons l’exemple d’un couple de contribuables soumis à la tranche marginale d’imposition à 30%, qui épargne chacun 10’000€ sur un PER, leur générant donc un équivalent de 3’000€ d’économie d’impôt chaque année. Pour un effort budgétaire identique, ils ne pourraient donc, à titre de comparaison, n’épargner que 7’000€ par an en assurance-vie. En prenant une hypothèse d’épargne pendant 10 ans à raison de 3% de rendement annuel, le capital au terme par contrat serait de 114’000€ pour les PER, contre 80’000€ pour les assurances-vie.

En cas de décès d’un des conjoints pendant la phase d’épargne, à supposer que la clause bénéficiaire soit en faveur du conjoint, le survivant aurait donc, dans l’hypothèse d’une épargne en assurance-vie, son capital de 80’000 euros sur son contrat, plus un capital décès de 78’500 euros de capital décès issu du contrat du conjoint décédé (application des prélèvements sociaux sur les gains), soit un total de 158’500€

Avec le même effort d’épargne sur la période, le capital transmis, et la possibilité de rachat anticipé du PER du conjoint survivant (cas d’accident de la vie) serait de 112’000€x2, soit un total de 224’000€. Soit 65’500€ de plus que dans le cas d’une épargne en assurance-vie. On peut donc dire que si nos clients sont bien dans l’optique d’une épargne sur le long terme pour une préparation retraite, le recours au PER leur permet également de mieux protéger leur conjoint en cas de décès prématuré de l’un d’eux pendant la phase d’épargne.

Selon les montants d’épargne envisagés, et la composition de leur famille, le conseiller patrimonial aura également pu les accompagner dans la rédaction et l’optimisation de la clause bénéficiaire de leur PER.