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Comment investir dans l’intelligence artificielle ?

Investir dans l'intelligence artificielle

Les véhicules autonomes se seront banalisés d’ici 5 ans, les robots représenteront d’ici 2030 le quart des effectifs de la police de Dubaï… le potentiel de l’IA, l’intelligence artificielle, suscite le plus grand intérêt des investisseurs. Voici les meilleurs placements pour en profiter.

Retrouvez mon interview sur ce sujet dans Ecorama sur Boursorama

L’IA c’est quoi ?

Selon la définition de Marvin Lee Minsky, un des créateurs de l’IA, l’intelligence artificielle ou IA – est « la construction de programmes informatiques qui s’adonnent à des tâches qui sont, pour l’instant, accomplies de façon plus satisfaisante par des êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que : l’apprentissage perceptuel, l’organisation de la mémoire et le raisonnement critique ».

En d’autres termes, l’intelligence artificielle correspond aux technologies capables de comprendre leur environnement et d’agir en conséquence.

Pour se nourrir, apprendre et s’entraîner, les algorithmes d’IA ont besoin de (beaucoup) de données. Les progrès informatiques récents en matière de collecte et analyse de données (big data) ont permis de développer des programmes de plus en plus intelligents, qui apprennent de manière autonome. La puissance de calcul s’est considérablement améliorée en termes de performances mais aussi de coût. Si bien qu’exploiter les données est de plus en plus facile et coûte de moins en moins cher.

Le potentiel de l’intelligence artificielle donne le tournis

Selon PwC, d’ici à 2030, l’intelligence artificielle devrait ajouter 13 500 milliards d’euros à l’économie mondiale, soit l’équivalent économique de l’Union européenne.

Et d’après une étude réalisée en 2016 par Accenture, d’ici 2035, l’IA pourrait contribuer à augmenter la productivité mondiale de 40 %, permettant ainsi aux salariés de se consacrer à des tâches plus satisfaisantes ou résoudre des problèmes plus complexes.

Dans un rapport publié début octobre, le World Economic Forum (WEF), l’IA va créer 133 millions d’emplois, en supprimer 75 millions. Soit un solde positif de 58 millions.

Emmanuel Macron a annoncé que la France allait investir 1,5 milliard d’euros pour le développement de l’intelligence artificielle en France d’ici 2022.

Comment investir  dans l’intelligence artificielle ?

On peut bien sûr investir en direct en achetant les actions des géants de la tech comme Alphabet (Google), Amazon, Intuitive surgical (robots médicaux), Nvidia, qui fabrique des processeurs graphiques (très utilisés dans le machine learning), ou apprentissage automatique, ou encore Hortonworks, un spécialiste du big data.

Mais aussi en s’intéressant aux français Critéo, le leader français du ciblage publicitaire sur internet, qui est coté à New York, Dassault Systèmes ou des SSII comme CapGemini.

Plus exotique, SenseTime, spécialisée dans la reconnaissance faciale et d’images, qui a levé 410 millions de dollars en juillet, ainsi que son compatriote iFlyTek, un spécialiste de la reconnaissance de texte, mais cotée à la Bourse de Shenzen

Des fonds pour profiter de l’explosion de l’intelligence artificielle

Mais le plus simple, reste d’investir au travers des fonds spécialisés :

  • Allianz Global Investors a été le pionnier en Europe en lançant il y a un an et demi un fonds spécialisé. Géré depuis San Francisco, il comprend des valeurs comme Micron Technology, Tesla, Facebook, Broadcom ou Nvidia.
  • EDR Fund Big Data (ex-EDR Fund Global Data) chez Edmond de Rothschild Asset Management

Des ETF (fonds indiciels cotés) existent aussi (avantage peu de frais de transaction : inférieurs à 1 %)

  • Robotics & Artificial Intelligence ETF Coté au Nasdaq, ce produit émis par Global X
  • La Financière de l’Échiquier leur emboîte avec Échiquier artificial intelligence
  • ETF Lyxor Robotics & AI (Artificial Intelligence)

Le fonds a fait appel à l’écrivain américain Martin Ford, grand spécialiste des bouleversements technologiques en cours.

« Nous avons utilisé des données avec les deux mots que sont intelligence artificielle et robotique en nous concentrant sur trois secteurs – l’industrie, la pharmacie et les technologies de l’information. Nous avons croisé nos approches avec Martin pour finir avec 210 entreprises dans notre univers ».

Des algorithmes mesurant notamment les investissements en recherche, la rentabilité et les perspectives de croissance des candidats ont permis ensuite d’écrémer la sélection pour parvenir à un indice de 150 valeurs très variées, certaines très grosses, comme Facebook, et d’autres beaucoup plus petites.

Enfin on peut s’intéresser aux ICO (Initial coin offering). Une Initial coin offering (ICO) est une méthode de levée de fonds fonctionnant via l’émission d’actifs numériques échangeables contre des crypto-monnaies durant la phase de démarrage d’un projet. Ces actifs, appelés « tokens » (jeton numérique), sont émis et échangés grâce à la technologie blockchain. Entre le crowdfunding et l’introduction en Bourse, elles permettent d’investir dès leur lancement.

 

 

 

 

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Jean-Jacques Manceau

Jean-Jacques Manceau est diplômé d’un DEA d’Etudes politiques de Lille 2. Il commence sa carrière de journaliste à la Voix-du-Nord et à l’Etudiant avant de se spécialiser dans l’économie et la finance. D’abord au Revenu puis à Capital. Il devient rédacteur en chef à l’Expansion en 2002. Spécialiste en stratégie d'entreprise, il écrit en 2010 un ouvrage sur « Le Club Med, réinventer la machine à rêve ». En 2012, il s’oriente dans la communication en devenant Directeur de la communication externe d'une multinationale du sport. Il est aujourd'hui auteur et éditorialiste.

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