Immobilier américain, les compteurs s’affolent

10 ans après la crise des subprimes, le marché immobilier américain bat tous ses records et affole les compteurs !

L’immobilier américain a le vent en poupe. Prenons les reventes de logements anciens, par exemple. D’après la National Association of Realtors américaine, les reventes de logements aux Etats-Unis, en fin d’année, sont ressorties à leur plus haut niveau depuis 11 ans. 5,81 millions d’unités, rien que pour le mois de novembre. Soit une hausse de 5,6 %. Il faut remonter au mois de décembre 2006 pour retrouver un tel niveau de ventes sur le marché de l’ancien aux USA. Les ventes de logements existants aux États-Unis représentent pratiquement 90% du marché.

Véritable indicateur avancé du marché immobilier américain, les promesses de ventes de logements anciens qui se transforment en ventes fermes après un mois ou deux ont également légèrement augmenté en fin d’année, alors que le marché attendait un léger repli. Selon la Fédération nationale des agents immobiliers (NAR), le secteur immobilier a retrouvé récemment un certain dynamisme après avoir stagné pendant une bonne partie de l’année en raison d’une pénurie de logements à vendre, de main-d’œuvre et de terrains qui ont fait bondir les prix.

L’immobilier neuf au plus haut depuis 2007

Même engouement pour les ventes de logements neufs qui ont enregistré une hausse surprise en novembre, atteignant ainsi un pic de plus de 10 ans à la faveur d’une demande soutenue à travers le pays. Selon des données publiées vendredi par le département du Commerce, ces ventes ont bondi de 17,5% pour atteindre un rythme annualisé corrigé des variations saisonnières (CVS) de 733.000 unités, soit un plus haut depuis juillet 2007.

Enfin, l’indice du marché immobilier américain pour le mois de décembre, mesuré par la National Association of Home Builders, est ressorti à 74, contre un consensus de place de 70 et un niveau situé à 69 un mois auparavant (révisé en légère baisse). L’indice de décembre de la NAHB s’affiche ainsi au plus haut depuis le mois de juillet 1999.

Coté prix, les tarifs immobiliers des 20 principales métropoles des Etats-Unis ont augmenté de 6,4% sur un an (à fin octobre), selon les résultats de l’enquête mensuelle S&P CoreLogic Case-Shiller.      En France, la hausse des prix a été de 5,1 % sur la même période.

Un parc immobilier de 9000 milliards de dollars

Résultats, près de dix ans après la crise des subprimes, la valeur du parc immobilier américain a grimpé de 9000 milliards de dollars, selon le site immobilier Zillow. Elle avoisine les 32.000 milliards de dollars (31.800 milliards de dollars exactement), selon le site immobilier Zillow qui a analysé les 35 plus grands marchés des États-Unis.

Soit une hausse de près 2000 milliards de dollars (+6,5%) sur un an. «Pour beaucoup de ménages, l’habitation est l’élément le plus important du patrimoine mais l’effondrement du marché immobilier et la récession qui a suivi a démontré son importance pour l’économie américaine. Depuis les tréfonds alors enregistrés, la valeur du parc immobilier a gagné 9000 milliards de dollars», explique l’agence immobilière. Les marchés de Los Angeles et de New York comptent pour quelque 8% chacun de la valeur totale du parc et valent respectivement 2700 et 2600 milliards, San Francisco étant le seul autre marché à dépasser les 1000 milliards. C’est toutefois la ville de Columbus (Ohio, Nord) qui a le plus progressé en 2017 avec un bond de 35,7%, a souligné Zillow.

1033 milliards pour l’immobilier en France

A titre de comparaison, la valeur cumulée des 7 plus grandes villes françaises est de…1033 milliards. Un chiffre obtenu en analysant les villes sélectionnées à partir des transactions récemment réalisées dans tous les quartiers des communes ». L’auteur de l’étude et les agents immobiliers Fnaim ont ainsi évalué la valeur des logements, des bureaux, entrepôts et des commerces de toutes les villes étudiées. Le montant global se répartit de la façon suivante: 809 milliards d’euros pour l’habitation, 166 milliards pour les bureaux et 57 milliards pour les commerces et boutiques. Dans ce total, Paris pèse 68,4% de la valeur globale devant Lyon et Marseille ex-aequo (ou presque: 7,98 % pour la première et 7,95% pour la seconde).

 

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