[Immobilier] Saint Barth : A qui profite la spéculation immobilière ?

Villas de luxe, hôtels 5 étoiles, à Saint Barth pas un mois ne passe sans qu’un nouveau projet immobilier ne sorte de terre. Toujours plus, toujours mieux, pour séduire une clientèle jet-set de milliardaires qui a fait de Saint Barth sa destination fétiche.

En début d’année, deux splendides hôtels, Le Barthélemy et la Villa Marie, sont venus compléter un portfolio déjà bien fourni. En 2013, Bernard Arnault s’est offert le splendide Isle de France pour sa marque Cheval Blanc, puis le groupe allemand Oetker (gestionnaire du Bristol à Paris) s’est emparé de l’Eden Rock, Le Guanahani et le Toiny se sont offerts un lifting à grands frais, en attendant, la réouverture du Carl Gustaf confié au groupe Barrière.

Au grand dam des élus de l’île qui dénoncent une spéculation immobilière à outrance sur ce petit caillou de 21 km2, ainsi qu’une saturation du marché touristique.

Malgré cela, rien ne semble pouvoir ralentir les ambitions des promoteurs et investisseurs. Il faut dire que Saint Barth est un véritable petit paradis fiscal.

Les personnes résidantes depuis plus de 5 ans sont exonérées de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur la fortune (pour les biens situés à St Barthélémy), elles ne sont pas soumises à la TVA ou autres taxes et elles ne paient pas de droit de succession pour les biens situés sur l’île et au profit des héritiers résidant dans un pays sans droit de succession. Les locations bénéficient également d’un régime fiscal favorable et sont très peu fiscalisées du fait des amortissements.

Dans ce contexte, la décision de Bruno Magras, président de la Collectivité de Saint-Barthélemy de “mettre un frein à la spéculation” n’est pas passée inaperçue.

Désormais, la taxe sur les plus-values immobilières, qui s’applique à Saint-Barth également à la résidence principale, s’élèvera à 35% si le vendeur occupe son bien depuis moins de cinq ans, au lieu de 20% en cas d’occupation antérieure, selon une délibération votée par les élus de cette collectivité d’Outre-mer.

Pour les biens autres que la résidence principale, le taux a été porté à 35% si le vendeur détient le bien depuis moins de huit ans. Il restera à 20% si la détention est supérieure à huit ans.

Selon la nouvelle règle fiscale, le montant de la plus-value imposable sera diminué par un abattement de 10% par an à partir de la huitième année de détention du bien immobilier. Et par un abattement de 20% par an, s’il s’agit d’une résidence principale.

« Le ralentissement des transactions, c’est l’objectif recherché », a expliqué Bruno Magras. « Ce que l’on veut faire, c’est arrêter ce marché haussier qui est en train de nuire à la population, au risque que plus un jeune de l’île ne puisse accéder à la propriété », a développé le président, réélu en mars dernier. Tenant ainsi une de ses promesses de campagne. L’urbanisation galopante et la hausse des prix de l’immobilier et des loyers sont parmi les principaux sujets de préoccupation sur l’île.

Pas sûr que cela ne suffise !

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