Salaires : Quelle augmentation négocier à la rentrée ?

Publicités

Malgré une chute des intentions d’embauches, le salaire des cadres en place progresse de 2,3% en 2020. Pour les jeunes, c’est plus compliqué !

En 2020, malgré la crise, la hausse des salaires cadres reste dynamique à +2,3%. Mais les intentions d’embauche ont chuté de près de 20% au 1er semestre 2020. Pour autant, la pénurie de profils digitaux et un chômage des cadres historiquement bas en début d’année (3,5%) continuent de doper les salaires. Mais jusqu’à quand ?

Pour les cadres, 2020 ressemble étrangement à 2019. Porté en 2019, par une économie moins dynamique mais fortement créatrice d’emplois, leur salaire s’apprécie de 2,3% en moyenne en 2020, dans la droite lignée de 2019 (+2,4%), selon la 18ème édition du baromètre Expectra.

Pourtant, la crise n’a pas épargné les cadres, dont les intentions d’embauches ont chuté de 18,5% au premier semestre 2020. Mais la combinaison d’une situation initiale de plein emploi et des négociations salariales qui ont eu lieu en début d’année, avant la crise, leur assure une revalorisation salariale conséquente cette année encore.

46 846 euros de salaire médian

Le salaire médian des cadres s’établit ainsi à 46 846 euros, un chiffre obtenu après l’étude de 41 222 fiches de paie et basé sur les salaires réels. La crise sanitaire intensifie la bataille que se livrent les entreprises pour attirer les profils nécessaires à leur transformation digitale.

Dans ce contexte, elles continuent de privilégier les augmentations individuelles. Les cadres en place en profitent pour faire monter les enchères.

Pour les jeunes diplômés, la situation est plus compliquée

Après une année 2019 exceptionnelle en matière d’embauches des jeunes diplômés, pour 2020, les effets de la crise Covid-19 sont déjà perceptibles : sur l’ensemble des sondés de la dernière enquête Walters People qui étaient à la recherche d’un emploi depuis mars, et ceux qui le sont toujours, 70% considèrent que c’est la crise qui a retardé ou empêché leur entrée dans la vie active.

Seulement 16% de ceux qui recherchaient un emploi depuis mars affirment l’avoir trouvé pendant la crise.

Par ailleurs on constate que la durée moyenne pour trouver son premier emploi s’allonge en 2020. En effet en 2019, plus d’1 étudiant sur 3 trouvait son premier emploi avant la fin de sa formation. Aujourd’hui c’est 1 étudiant sur 4.

Si la crise a inévitablement eu des impacts sur le marché de l’emploi, 67% des jeunes diplômés restent optimistes quant aux opportunités professionnelles dans leur domaine d’activité pour l’année à venir. Cette proportion, non négligeable en temps de crise, est néanmoins bien moins importante que l’an passé, puisque 85% des répondants affirmaient être confiants quant au marché de l’emploi en 2019.

Parmi les fonctions qui sortent du lot cette année, on trouve la Comptabilité, l’Expertise comptable, l’Audit et la Finance (confiants à 79%), mais aussi les secteurs de la Banque et de l’Assurance (69%), sur le front depuis le début de la crise.

Par ailleurs, 61% des jeunes diplômés pensent même que les opportunités seront nombreuses, voire très nombreuses dans les prochains mois

Côté rémunération, la confiance des jeunes est plus nuancée : seulement 25% des professionnels ayant moins de 3 ans d’expérience anticipent une hausse de leur salaire, dont 15% s’attendent à une augmentation moins importante que prévue. En outre, 21% des jeunes actifs anticipent une baisse de leur rémunération.
L’épidémie et le confinement ont rebattu les cartes pour de nombreux professionnels non cadres. Parmi les jeunes diplômés en poste avant le mois de mars 2020, 19% affirment que la crise Covid-19 a fait naître ou accélérer de nouveaux projets professionnels. 17% confient néanmoins que leurs projets de changement de poste ont été retardés voire annulés du fait de la crise.

« Les jeunes diplômés doivent envisager l’année 2020 comme une occasion de se lancer dans la vie active autrement. Aujourd’hui, de nombreuses options comme l’intérim existent pour entretenir ses compétences, travailler son employabilité et gérer sa carrière avec flexibilité. Côté entreprises, l’intérim est un moyen efficace pour pallier un manque d’effectifs très rapidement. » souligne Alain Mlanao, Managing Director Walters People France.