Immobilier : Pourquoi la chute des ventes n’a pas eu les effets prévus

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Le confinement a indéniablement eu des répercussions sur le marché de l’immobilier ancien qui, fin mai, enregistrait encore une baisse du nombre des ventes de 53,3 %, après – 82,9 % fin avril. Mais la chute des ventes n’a pas forcément les effets prévus sur les prix !

Du coup le nombre de biens à vendre à Paris s’envole et dépasse même celui… d’avant la crise, selon le site Hosman qui a comparé le nombre de logements à vendre dans la capitale le 6 mars dernier et le nombre de logements à vendre le 16 juin.

Plus d’offres de ventes immobilières à Paris

Au 6 mars, la start-up dénombré 5 814 annonces immobilières contre 8.099 au 16 juin. Ce qui représente une progression de 39%. Dans une précédente étude, Hosman constatait déjà une forte reprise du nombre d’annonces publiées entre avril et mai pour des biens situés dans la capitale. Mais désormais, l’offre est même supérieure à celle pré-confinement.

Pour autant, la hausse des prix des logements anciens se poursuit, selon la dernière livraison du baromètre LPI-Se Loger. Les prix signés enregistraient à fin mai une hausse de 3,5 % sur les trois derniers mois et de 5,1 % sur un an, contre + 3,6 % l’année dernière à la même époque.

Les prix de l’immobilier continuent d’augmenter

Les prix affichés augmentaient, eux, deux fois plus rapidement qu’il y a un an. « Les offres des vendeurs sont donc toujours aussi ambitieuses et il faut remonter en 2010 pour retrouver un rythme de progression des prix affichés aussi rapide », constate Michel Mouillart, porte-parole de l’Observatoire LPI – Se Loger. À Paris, le prix moyen signé s’établit à 10 644 € / m2 (+ 5,5 % sur un an). Dans les grandes villes de province, les hausses de prix sont soutenues à Nantes (3 951 €, + 11,9 %) et, de façon générale, dans tout l’arc atlantique, ainsi qu’à Lyon (5 356 €, + 10,1 %), au Havre (2 151 €, + 9,1 %), à Marseille (3 417 €, + 8,1 %) et à Rennes (3 615 €, + 7,8 %).