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L’immobilier de prestige joue t-il encore son rôle de valeur refuge ?

interior 3778708 1280 scaled L’immobilier de prestige joue t il encore son rôle de valeur refuge ?

Pour Thibault de Saint Vincent, le président de Barnes, l’immobilier de prestige pourrait baisser de 10 % dans les prochains mois. Mais il a prouvé sa solidité et son statut de valeur refuge alors que se profile le déconfinement en France.

Selon les experts de Barnes, « alors que le déconfinement débutera en France de manière progressive à partir du 11 mai prochain, il est encore prématuré de prévoir comment et à quel rythme le marché immobilier se relancera après ces deux mois d’activité réduite. Mais l’immobilier de prestige a prouvé sa résilience et joue plus que jamais son rôle de valeur refuge ».

Sur le plan financier tout d’abord. Alors que de réelles incertitudes planent sur les valeurs financières, monétaires et mobilières au niveau international, l’immobilier de qualité s’impose par sa stabilité et sa sécurité à moyen et long terme.

A cet aspect financier est venu s’ajouter, lors de la crise médicale et sanitaire que traverse actuellement la planète, un deuxième atout qui plaide en faveur de l’immobilier de prestige : au refuge financier s’ajoute un refuge « réel », c’est-à-dire ce lieu où l’on va se réfugier entouré de ses proches lorsque la situation l’oblige. Il est désormais impératif que ce bien soit de grande qualité, surtout qu’il va devenir un véritable bureau annexe alors que la digitalisation de nombreux métiers a rendu possible un télétravail au long cours.

En France comme à l’étranger, les semaines et les mois à venir engendreront des ventes de nécessité. Certains propriétaires auront des besoins de liquidités pour faire face à une situation imprévue. Nous anticipons des négociations pouvant aller jusqu’à 10% du prix de vente initialement affiché. L’ensemble des bureaux du réseau Barnes reçoit ainsi de nombreuses marques d’intérêt de la part d’investisseurs prêts à se positionner rapidement sur de belles opportunités à Paris, Bordeaux, Lyon, Cannes, St Tropez, St Barth, Miami ou New York

Par rapport aux crises de 1992 et 2008

En 1991, la Guerre du Golfe a créé un vent de panique sur les marchés, qui a lui-même entraîné une crise économique mondiale. Résultat, entre 1992 et 1997, les prix de l’immobilier ont baissé de 50% dans de nombreuses villes internationales. Le marché s’est effondré parce qu’il était essentiellement spéculatif, avec des acheteurs surendettés notamment en France (parfois jusqu’à 110% sur un achat immobilier). Et l’immobilier était alors considéré comme un investissement parmi d’autres et non comme une valeur refuge. En 2008, la crise financière a entraîné 6 mois de stupeur totale et une brutale perte de confiance dans les systèmes bancaires. L’immobilier de prestige est reparti avec force dès le mois de mars 2009 et il a alors gagné de manière définitive son statut de valeur refuge, acquis dès le début des années 2000.

De nouvelles façons de concevoir l’immobilier

L’expérience soudaine et inédite du confinement a imposé de nouvelles pratiques professionnelles imposant le télétravail comme une évidence. Les nombreux entrepreneurs, chefs d’entreprise, cadres dirigeants et investisseurs qui ont réinventé leur rythme hebdomadaire envisagent désormais leur résidence secondaire comme un prolongement immédiat de leur résidence principale. Voire inversent la priorité entre résidence en ville et dans un lieu de villégiature. Dans ces conditions, les bureaux de Barnes, notamment en Europe, ont déjà noté un afflux de demandes pour des propriétés situées à environ 1 heure de route des grands centres urbains et disposant de suffisamment d’espace et de dépendances pour y installer un bureau à distance temporaire permanent.

Avec ce nouveau phénomène, les recherches n’émanent pas forcément de familles fortunées mais aussi de propriétaires d’un appartement en ville souhaitant le vendre pour acheter une propriété à la campagne destinée à devenir leur résidence principale.

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