Qu’on les appelle fonds à formule, fonds à promesse, fonds autocall, les placements structurés ont le vent en poupe actuellement. Que faut-il en penser ?

Sur le papier, les produits structurés ont tout pour plaire.

Ils proposent de vous offrir les performances de la bourse, sans les « à coups » et avec des « filets de sécurité ». C’est la version politiquement correcte de la garantie en capital. Terme que les promoteurs de produits structurés n’ont plus le droit d’utiliser.

Le fonctionnement est simple. Une banque vous propose de miser sur un scénario, la hausse d’un indice boursier sur une période donnée, par exemple.

Si le scénario de marché proposé à la souscription se réalise le fonds se rembourse automatiquement, augmenté d’un coupon d’intérêts annuels. On gagne donc une partie de la performance de l’indice.

Et dans le cas contraire… on perd tout ?

Et non justement. Dans ce cas, l’investissement est prolongé d’une année. Et ce pendant toute la durée du contrat, 12 ans en général.

Car en contrepartie d’une moindre participation en cas de hausse des marchés, ce produit offre des filets de sécurité pour garantir le capital (hors frais de souscription) à l’échéance du produit, en cas de retournement limité des marchés boursiers.

Mais si les marchés s’effondrent lourdement, de 40 % par exemple, effectivement on peut tout perdre.

Les produits structurés limitent les gains à la hausse et les pertes à la baisse.

À manier avec prudence, donc.

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