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Voici pourquoi vous auriez dû liquider vos chèques vacances cet été ?

L’année prochaine, vos chèques vacances vont coûter plus cher aux prestataires, notamment à l’étranger. Ils risquent d’être nombreux à ne plus les accepter.

Les chèques-vacances ont été créés pour aider des familles à partir en vacances, en week-end et à effectuer des loisirs (sport, musées, opéras, …). Ils sont édités par l’Agence nationale des chèques-vacances (ANCV) qui les remet au comité d’entreprise – ou à l’employeur (entreprise de moins de 50 salariés) – qui les distribue aux salariés. Ces derniers utilisent ensuite ces titres afin de payer des hébergements, des transports, de la restauration ou encore des activités de vacances et loisirs en France, mais aussi à l’étranger. Le principe des chèques-vacances est similaire à celui des chèques déjeuner : le salarié participe à leur paiement tout comme l’employeur ou le comité d’entreprise.

150 % de hausse des commissions des chèques vacances

Jusqu’à présent, l’émission d’un chèque vacances coutait 1% à l’émission et 1% à l’utilisation. En effet, le prestataire qui recevait le chèque se le faisait rembourser par l’Agence Nationale des Chèques-Vacances (ANCV) moyennant une commission de 1 %. Mais pendant l’été, un décret pris sans concertation avec les professionnels concernés a porté le taux de commission de l’Agence Nationale des Chèques-Vacances (ANCV) sur les prestataires de tourisme et de loisirs, lors du remboursement des chèques-vacances de 1% à 2,5%. Et ce à partir du 1er janvier 2019. Cette augmentation de 150% va concerner 200 000 prestataires de tourisme et de loisirs ayant passé une convention avec l’ANCV.

Une décision qui risque de réduire très fortement le nombre de prestataires acceptant le chèque-vacances, de rendre plus difficile son acceptation par les entreprises et de pénaliser in fine les bénéficiaires des chèques vacances.

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Jean-Jacques Manceau

Jean-Jacques Manceau est diplômé d’un DEA d’Etudes politiques de Lille 2. Il commence sa carrière de journaliste à la Voix-du-Nord et à l’Etudiant avant de se spécialiser dans l’économie et la finance. D’abord au Revenu puis à Capital. Il devient rédacteur en chef à l’Expansion en 2002. Spécialiste en stratégie d'entreprise, il écrit en 2010 un ouvrage sur « Le Club Med, réinventer la machine à rêve ». En 2012, il s’oriente dans la communication en devenant Directeur de la communication externe d'une multinationale du sport. Il est aujourd'hui auteur et éditorialiste.

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