Publicités

Quand vos épaves valent de l’or !

Gérard Gombert était atteint du syndrome de Diogène. Il ne jetait rien, gardait tout dans son jardin, son garage et même dans sa maison, transformée en immense casse automobile.

Mais finalement, tous ses épaves et autres objets crasseux se sont vendus pour près de 2 millions d’euros. De quoi faire le bonheur de ses héritiers !

Il faut dire que Gérard Gombert a débuté comme garagiste à Juan-les-Pins, puis Antibes dans les années 1960. Ses clients étaient les starlettes de l’époque, Christophe, Nicoletta, Dick Rivers, Johnny Hallyday.

Le catalogue de 291 lots, en forme d’hommage à l’auteur de la collection, répertoriait toutes les épaves de voitures de sport accumulées presque jusque dans son lit dans son domaine de Fayence, devenu une sorte de cimetière automobile à la poésie mélancolique, propice à méditer sur les ravages du temps, mais plusieurs fois cambriolé. « Etait-il le Facteur Cheval de l’automobile de collection, un psychopathe pris du délire de l’accumulation ou un artiste contemporain dont l’installation serait digne de figurer à la FIAC? », s’interroge le catalogue.

La pièce phare de la vente, un prototype d’Alpine Renault A210, vainqueur des 24 heures du Mans dans sa catégorie en 1968, avec le pilote Jean-Claude Andruet au volant, a été mise à prix pour 80.000 euros et vendue pour 890.000 euros.

L’AC Bristol de l’écrivaine Françoise Sagan, dont certaines pièces ont été volées, a été mise à prix à 50.000 euros et vendue à 120.000 euros.

Les collectionneurs ont également pu acheter des vieilles motos déglinguées ou de superbes affiches de circuit auto moto des années 1960, des vélos, des calandres, des pneus, des plaques émaillées à l’enseigne de marques d’huile, Motul, Antar, etc, un vieux flipper Mata Hari et des pompes à essence d’autrefois.

Publicités

Jean-Jacques Manceau

Jean-Jacques Manceau est diplômé d’un DEA d’Etudes politiques de Lille 2. Il commence sa carrière de journaliste à la Voix-du-Nord et à l’Etudiant avant de se spécialiser dans l’économie et la finance. D’abord au Revenu puis à Capital. Il devient rédacteur en chef à l’Expansion en 2002. Spécialiste en stratégie d'entreprise, il écrit en 2010 un ouvrage sur « Le Club Med, réinventer la machine à rêve ». En 2012, il s’oriente dans la communication en devenant Directeur de la communication externe d'une multinationale du sport. Il est aujourd'hui auteur et éditorialiste.

Votre avis