Défiscalisation : Faut-il se laisser tenter par les FIP et FPCI ?

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Flécher l’épargne des Français vers l’économie réelle, à savoir les entreprises, voila le message sous-entendu dans la décision du gouvernement de donner un coup de pouce aux FIP et FCPI en portant le taux d’économie d’impôt de 18 % à 25 %. On vous explique pourquoi.

Le capital investissement a pour objet de permettre à des petites et moyennes entreprises (PME) qui, bien souvent, n’ont pas accès aux marchés financiers, de se développer non pas en recourant à l’endettement, mais en levant des fonds auprès d’épargnants désireux de diversifier leur patrimoine.

Les FCPI (fonds communs de placement innovation) sont obligés d’investir un minimum de 70 % dans des PME et PMI européennes présentant un caractère innovant. Les FIP, eux, comme l’indique le « p » pour proximité, doivent investir un minimum de 70 % de leurs fonds dans des PME régionales non cotés limitées à 1 ou 3 régions limitrophes.

La partie libre des fonds (30 %) peut être investie librement, en PME, en titres vifs (actions, obligations) ou en OPCVM (SICAV, FCP).

Ces solutions d’investissement, risquées du fait de la taille des sociétés dans lesquelles elles investissent, bénéficient d’un avantage fiscal important. En 2020, celui-ci consiste en la possibilité de réduire son impôt de 25 % du coût de l’investissement dans les PME éligibles (déduction faite des frais de souscription).

Intéressant : la durée de vie des FIP et FCPI étant relativement courte (entre 6 et 8 ans), au bout de quelques années, nul besoin d’investir une trésorerie nouvelle ; il suffit de réinvestir les liquidités récupérées à la liquidation des anciens fonds.

Une sortie défiscalisée

Autre avantage : investir dans des FIP et des FCPI permet une sortie en plus-value défiscalisée à la liquidation.

Les épargnants qui souhaitent accompagner cette économie non cotée doivent toutefois adopter une stratégie visant à abaisser au maximum les risques inhérents à ce type de placement et appliquer les bonnes pratiques.

Selon Philippe Lauzeral, Directeur Général Délégué de Stellium, « le capital investissement – via des Fonds d’investissement de proximité (FIP) et des Fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) – comporte une part de risque et ce placement doit représenter une petite partie du patrimoine dans le cadre d’une diversification globale. Mais chacun le sait bien : 0 risque rapporte quasiment 0 intérêt ! Les faibles rendements des livrets réglementés ou des fonds en euros en témoignent… Ils ne couvrent pas l’inflation. »

La diversification sur ce type de placement risqué est donc cruciale. Diversifier les sociétés de gestion auprès desquelles on investit permet d’accéder à différentes stratégies d’investissement.

De la même façon, répartir son investissement sur plusieurs fonds, et idéalement sur plusieurs FIP et FCPI, permet d’investir de multiples sociétés situées dans des secteurs d’activité variés.

Ainsi en panachant sociétés de gestion et fonds, on réussit à avoir une réelle source de diversification, limitant ainsi le risque.