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Finance : les réflexes des « millénials » qui contrarient les banques

Les bons réfléxes des millénials en matière d'épargne

Les millénials ont-ils tout compris en matière d’épargne ? Leur nouvelle façon de consommer les produits financiers oblige les banques et les établissements financiers à revoir leur process et leurs façons de travailler. Et on va tous en profiter !

Consommateurs et épargnants exigeants autant que curieux, en matière d’épargne, les millénials sont un peu entre « tradition et innovation ». Ils plébiscitent les placements traditionnels comme l’immobilier mais ne sont pas contre être rémunéré en bitcoin. Ils veulent des conseils et de l’accompagnement mais aussi pouvoir tout faire seuls et vite. Et ça marche ! Selon le rapport « Millénials Report 2018 » de Bank of America, les millénials, les personnes nées entre 1981 et 1997 réussissent aussi bien ou mieux que les générations plus âgées en matière de gestion de leur épargne. Panorama de leurs bonnes pratiques et des réflexes à leur copier.

Mettre en doute ce que les banques  racontent

Ils ne prennent pas pour argent comptant ce que leur disent les banquiers. Ils sont sur informés et n’hésitent pas à multiplier les sources d’information avant de souscrire un produit financier. Confrontée à des contenus et des sources d’actualité de qualité variable sur les réseaux sociaux, ils doivent évaluer les contenus en permanence, soit de façon individuelle en se forgeant leur propre opinion, soit de façon collective en commentant et en lisant les commentaires des autres membres du réseau social et de leur communauté. Pour se faire une idée du sérieux d’un argument, ils n’hésitent d’ailleurs pas à aller chercher des opinions totalement contraires à ce qu’ils viennent d’entendre.

Adopter très vite les nouveautés

Ils sont « early adopters », c’est-à-dire ouverts à la nouveauté et n’hésitent pas à adopter très vite les nouveaux services : transfert d’argent instantané, cagnotte pour partager des dépenses entre amis, carte bancaire offrant des frais réduits à l’étranger, pilotage de sa carte bancaire en temps réel… Autant de nouveaux services, souvent gratuits, qui font vite baisser la facture des frais bancaires.

Ne pas se laisser enfermer par les banques

Ils comprennent mal qu’un service ne soit pas accessible en trois clics, notamment l’ouverture ou la fermeture d’un compte ou la souscription d’un produit financier. Ils ne rechignent pas à souscrire un produit mais veulent être libres d’en sortir à tous moments. Une stratégie peu compatible avec la philosophie des produits « à tunnel », comme le Perp (plan d’épargne retraite populaire) ou le Perco (plan d’épargne retraite collectif) qui ne se débloquent que le jour de la retraite.

Automatiser son épargne

Les millenials n’ont pas peur d’automatiser leur épargne. Versements programmés sur des livrets d’épargne ou des contrats d’assurance-vie, en se simplifiant la vie, les millenials adoptent les bons réflexes d’épargne. L’automatisation concerne aussi les investissements avec l’arrivée massive des robo-advisors qui cartonnent auprès des jeunes. Les Etats-Unis comptent déjà plus de 200 robo-advisors et 20 milliards de dollars sous gestion pour les 10 principaux acteurs. En France, il en existe une petite dizaine. Les plus connu sont Yomoni, Advize, WeSave, Nalo, Marie Quantier.

Ne pas être effrayé par les révolutions technologiques

Selon une étude anglaise, les millennials préfèrent investir dans les actions en bourse, les obligations ou le bitcoin plutôt que dans l’immobilier. Selon une étude Natixis Investment Managers, les 18-37 ans pensent qu’investir en Bourse est un passage obligé pour financer sa retraite. Les jeunes générations ont été plus rapides à intégrer les nouvelles technologies, ce qui a permis à certains millennials d’investir sur le Bitcoin ces dernières années, avant même que les grands fonds d’investissement ou les institutions financières ne s’y mettent. Une étude signée Paypite et Qapa.fr montre même que 33 % des moins de 30 ans sont donc d’ores et déjà prêts à recevoir une partie de leur rémunération en bitcoins.

Piloter ses finances en mode agile

Ils pilotent leur épargne en temps réel grâce à des applis mobiles. Surtout, ils partagent leurs bons plans et leurs coups de gueule à leur communauté sur les réseaux sociaux. En témoigne le carton des banques 100 % mobiles comme Orange Bank, N26 ou Revolut. Pour séduire les jeunes, les banques de réseau ont du s’adapter à la nouvelle donne. Ainsi la Caisse d’Epargne à crée Enjoy, le Crédit Agricole Eko en mettant en avant le mobile comme principal canal de communication.

Privilégier la compétence sur le discours commercial

Ils veulent du conseil mais à valeur ajoutée. Une étude de l’institut Elabe pour le compte du cabinet de conseil Wavestone montre que 56 % des 18-24 ans sont demandeurs d’accompagnement de la part de leur banquier sur des problématiques d’aides financières intergénérationnelles, contre 39 % chez l’ensemble des Français. Mais seulement à des moments clés de leur vie : licenciement, naissance d’un enfant, achat immobilier, préparation de la retraite.

 

 

 

 

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Jean-Jacques Manceau

Jean-Jacques Manceau est diplômé d’un DEA d’Etudes politiques de Lille 2. Il commence sa carrière de journaliste à la Voix-du-Nord et à l’Etudiant avant de se spécialiser dans l’économie et la finance. D’abord au Revenu puis à Capital. Il devient rédacteur en chef à l’Expansion en 2002. Spécialiste en stratégie d'entreprise, il écrit en 2010 un ouvrage sur « Le Club Med, réinventer la machine à rêve ». En 2012, il s’oriente dans la communication en devenant Directeur de la communication externe d'une multinationale du sport. Il est aujourd'hui auteur et éditorialiste.

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