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Les produits d’épargne préférés des Français

L'épargne préférée des Français

Quels sont les meilleurs placements pour nos compatriotes ? Réponses avec cette étude qui montre que le livret A, l’assurance vie et le PEL tirent leur épingle du jeu.

Pour la première fois en 20 ans, la détention d’actifs financiers ou immobiliers a diminué entre 2015 et 2018. C’est l’Insee qui l’affirme dans sa dernière enquête Patrimoine 2017-2018. En début d’année, 88% des ménages ont déclaré posséder au moins un produit, autre qu’un compte courant, alors que ce taux de détention global était bloqué au-dessus des 90% depuis 1998.

Dans le détail, l’Insee différencie le patrimoine financier des Français qui baisse sensiblement (- 1,8 point) et le patrimoine immobilier qui, lui, résiste mieux (- 0,9 point). Seule la détention de patrimoine professionnel est à peu près stable (- 0,2 point).

L’assurance vie toujours parmi les placements préférés des Français ?

Sans surprise, l’assurance-vie reste (après le très populaire livret A) le placement préféré des Français en 2018. 39% possèdent au moins un contrat d’assurance-vie, soit 2,5 points de plus qu’en 2015. Les contrats multisupports sont ceux qui progressent le plus vite. La part de ménages détenant ce type de contrat est passée de 9,3% à 11,4% entre 2015 et 2018. Au cours de la même période, la part des contrats multisupports contenant plus d’un tiers d’investissements en actions a également progressé. Cette évolution est due à la baisse de rendement des fonds euros, qui se traduit par leur repli continu depuis 2014 (autour de 1,8 % par an en 2017).

La détention de livrets dans son ensemble décline. L’exemple le plus marquant étant celui du livret A : 73% des foyers déclarent posséder un livret A en 2018, contre 76% en 2015.

Évidemment le choix du type de placement est souvent corrélé avec l’âge. 31% des ménages de moins de 30 ans en possèdent un livret jeune, par exemple.

A l’autre bout du spectre, passé 60 ans, le Livret d’épargne populaire (LEP), accessible sous conditions de ressources, cartonne auprès de ménages dont les revenus déclinent à l’heure de la retraite. Passé 70 ans, 25% des ménages possèdent un LEP.

PEL, CEL, hausse en trompe l’œil de l’épargne logement

Les produits d’épargne logement suscitent aussi un regain d’intérêt auprès des ménages, dans un contexte où ils favorisent une épargne peu risquée : environ un sur trois en détient un début 2018, une part en hausse de 1,8 point depuis 2010. C’est surtout le PEL (plan d’épargne logement) qui progresse (+ 5 points entre 2010 et 2018, après avoir reculé de 11 points entre 2004 et 2010). La progression du Plan épargne logement est toutefois à nuancer car en trompe l’œil. Il profite de sa période faste 2015-2016. Depuis, et d’autant plus en 2018 avec l’imposition des intérêts du PEL dès l’ouverture, la souscription de produits d’épargne logement a très fortement ralenti.

Le CEL (compte épargne logement) est au contraire en baisse constante depuis 2004: il a perdu 4 points entre 2004 et 2015 et 1,6 point entre 2015 et 2018. En cause, sa rémunération passée de 0,75% en 2013 à 0,5% en 2015.

Le déclin des valeurs mobilières (actions, obligations, etc.) se confirme : en 2004, près d’un quart de la population déclarait posséder des titres financiers (actions, obligations, OPCVM, etc.) ; en 2018 l’investissement boursier – direct ou indirect – ne concerne plus que 16% de la population. Et ce déclin concerne aussi bien le PEA que le compte-titres selon l’Insee.

A noter l’épargne salariale et l’épargne retraite stagnent et que 61,7 % des ménages possèdent un patrimoine immobilier, que ce soit leur résidence principale ou un autre logement. 57,8 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale, un taux relativement constant depuis la fin des années 1990.

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Jean-Jacques Manceau

Jean-Jacques Manceau est diplômé d’un DEA d’Etudes politiques de Lille 2. Il commence sa carrière de journaliste à la Voix-du-Nord et à l’Etudiant avant de se spécialiser dans l’économie et la finance. D’abord au Revenu puis à Capital. Il devient rédacteur en chef à l’Expansion en 2002. Spécialiste en stratégie d'entreprise, il écrit en 2010 un ouvrage sur « Le Club Med, réinventer la machine à rêve ». En 2012, il s’oriente dans la communication en devenant Directeur de la communication externe d'une multinationale du sport. Il est aujourd'hui auteur et éditorialiste.

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