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Pourquoi la hausse du taux de l’usure est une bonne nouvelle pour les emprunteurs

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Les seuils de l’usure applicables au prêts à compter du 1er juillet 2020 ont été publiés au Journal officiel. Ils sont en hausse. Et c’est plutôt une bonne nouvelle !

Les professionnels de l’immobilier réclamaient depuis ces dernières semaines leur augmentation. Car leur baisse a eu des conséquences inattendues sur les emprunteurs les plus modestes. Ils rencontraient des difficultés pour se faire prêter de l’argent.

La hausse, même légère, des taux d’intérêt, et la baisse des taux d’usures, leur laissaient peu de marge de manœuvre. Ces derniers correspondant au taux maximum que les prêteurs sont autorisés à pratiquer lorsqu’ils accordent un crédit. Si l’instauration d’un tel seuil vise à protéger l’emprunteur d’éventuels abus, elle peut aussi être un frein dans certains cas. Depuis le 1er janvier 2020, la part des dossiers refusés est à fin juin de 9,8 % contre 6,6 % à fin mai mais 5,4 % sur les 5 premiers mois de l’année 2019.

Basés sur les taux effectifs moyens pratiqués au deuxième trimestre par les établissements de crédit, les seuils de l’usure applicables à compter du 1er juillet 2020 ont été publiés au Journal officiel. Ils sont en hausse. Et c’est plutôt une bonne nouvelle !

Dans le détail, pour le Prêt immobilier à taux fixe, le taux de l’usure est fixé à 2,39 % pour un prêt d’une durée inférieure à 10 ans, 2,40 % pour un prêt compris entre 10 ans et moins de 20 ans, 2,57 % pour un prêt d’une durée de 20 ans et plus.

Les taux effectif moyens pratiqués sont respectivement fixés à 1,79 %, 1,80 % et 1,93 %.

Pour les prêts immobiliers à taux variable : 2,28 % (taux effectif moyen : 1,71 %).

Prêt relais : 3,01 % (taux effectif moyen : 2,26 %). Prêt personnel d’un montant égal ou inférieur à 3 000 € : 21,16 %. Prêt personnel compris entre 3 000 et 6 000 € : 10,52 %. Prêt personnel d’un montant supérieur à 6 000 € : 5,55 %. Taux effectifs moyens pratiqués : respectivement 15,87 %, 7,89 % et 4,16 %.

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Jean-Jacques Manceau

Jean-Jacques Manceau est diplômé d’un DEA d’Etudes politiques de Lille 2. Il commence sa carrière de journaliste à la Voix-du-Nord et à l’Etudiant avant de se spécialiser dans l’économie et la finance. D’abord au Revenu puis à Capital. Il devient rédacteur en chef à l’Expansion en 2002. Spécialiste en stratégie d'entreprise, il écrit en 2010 un ouvrage sur « Le Club Med, réinventer la machine à rêve ». En 2012, il s’oriente dans la communication en devenant Directeur de la communication externe d'une multinationale du sport. Il est aujourd'hui auteur et éditorialiste.

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