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Perp : Quand le bricolage tient lieu de politique fiscale !

Bricolage sur le Perp, by My Litlltel Money

2018 sera une année fiscale blanche, du fait de l’instauration du prélèvement à la source. Les versements sur les Perp, les plans d’épargne retraite, ne serviront donc à rien ! Pas si vite ! Les députés nous ont bricolé une dispositif fiscal…

 

Ca ressemble un peu à du bricolage fiscal ! Avec la mise en place du prélèvement à la source, l’année 2018 va être une année blanche. Autrement dit, les revenus perçus l’année prochaine seront fiscalement neutralisés. Pas d’imposition et donc pas de possibilité de déduire de son revenu imposable, les cotisations versées notamment sur son PERP, le plan d’épargne retraite populaire, ou encore les dépenses pour travaux d’amélioration de sa maison, entre autres.

Dans ces conditions, les dépenses et versements effectués en 2018, ne serviront à rien !

Alors les députés ont tenté de trouver des subterfuges pour ne pas dissuader les épargnants de réaliser des versements de primes sur leur Perp, mais aussi sur leur contrat Prefon ou sur les contrats dits « article 83 ».

Un amendement prévoit donc que, lors de la déclaration d’impôt sur les revenus de 2019, le montant des dépenses ou des versements déductibles correspondra à la moyenne des dépenses de travaux ou des cotisations versées en 2018 et 2019.

Et attention, tenez vous bien : Ce calcul sera réalisé dès lors que le montant versé en 2018 sera inférieur à celui versé en 2017 et en 2019. Et faute de versements en 2018, le montant déductible en cas de cotisations en 2019 sera diminué de moitié.

Alors certes, l’objectif est louable : Inciter l’épargnant à continuer de se constituer une épargne retraite en 2018 quand bien même il ne bénéficiera pas d’une défiscalisation.

Mais quelle usine à gaz !

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Jean-Jacques Manceau

Jean-Jacques Manceau est diplômé d’un DEA d’Etudes politiques de Lille 2. Il commence sa carrière de journaliste à la Voix-du-Nord et à l’Etudiant avant de se spécialiser dans l’économie et la finance. D’abord au Revenu puis à Capital. Il devient rédacteur en chef à l’Expansion en 2002. Spécialiste en stratégie d'entreprise, il écrit en 2010 un ouvrage sur « Le Club Med, réinventer la machine à rêve ». En 2012, il s’oriente dans la communication en devenant Directeur de la communication externe d'une multinationale du sport. Il est aujourd'hui auteur et éditorialiste.

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