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Sports d’hiver : Que vaut l’assurance de ski ?

Faut-il souscrire une assurance de ski ?

« Vous prenez une assurance pour le ski  ? ». Prix, couvertures, garanties, voici tous les éléments pour faire votre choix, en amont, tranquillement, chez vous.

La question est désormais incontournable à la caisse des remontées mécaniques des stations de sports d’hiver. « Vous prenez une assurance de ski  ? ». Pressé par la file d’attente qui se forme derrière vous, vous n’avez alors que quelques secondes pour peser le pour et le contre avant de vous décider. Voici tous les éléments pour faire votre choix, en amont, bien tranquillement, chez vous.

L’assurance ski est un produit d’assurance spécifique lié à la pratique du ski. Il coûte environ 20 euros par semaine et par personne. Cela peut paraître anecdotique, mais rapporté sur une année entière, le niveau de prime atteint plus de 1 000 euros.

L’assurance couvre tout ce qui est lié à la pratique du ski comme la location du matériel, les secours, le rapatriement, les soins, les transferts, les forfaits et cours non utilisés… Elle concerne toutes les pratiques du ski, du surf, de la randonnée à ski ou en raquettes… à l’exception des pratiques illégales comme l’Héliski en France (portage au sommet en hélicoptère) ou le ski hors pistes lorsqu’il est interdit.
Pourquoi une assurance de ski ?

Il faut savoir qu’en cas d’accident au ski, de nombreux frais sont à votre charge (frais d’assistance, rapatriement, médicaux…) sauf si vous êtes déjà assuré.

Et la facture des secours peut vite s’alourdir. Comptez entre 30 et 50 euros pour une intervention en bas des pistes. Entre 100 et 250 euros pour une intervention sur une remontée mécanique. Entre 650 et 800 euros, hors pistes ou sur une piste fermée. Enfin l’intervention d’un hélicoptère est facturée 54 euros… la minute, soit autour de 3 250 euros l’heure.

Une couverture en cas d’interruption de séjour

L’assurance ski couvre en premier lieu le prix du forfait des remontées mécaniques et du forfait cours de ski en cas d’accident du skieur l’obligeant à interrompre son séjour, sous certaines limites et plafonds. Le contrat peut également prévoir la couverture des frais de séjour (hôtel, clubs, location, etc.) pour les jours ou l’assuré n’a pas été présent dans les lieux à cause de son accident.
Certains contrats peuvent également prévoir l’interruption de séjour du fait de l’absence ou l’excès de neige. De même en cas de manque de neige entraînant la fermeture du domaine skiable, l’assurance rembourse tout ou parité du forfait remontées mécaniques.

Enfin, l’assurance ski couvre généralement le bris ou le vol des skis de location mais également des skis personnels.

À noter que bon nombre de ces garanties figurent dans les prestations offertes par les cartes bancaires haut de gamme, telle qu’une Visa Premier ou une Mastercard Gold ou Platinum. Une seule condition : avoir payé les prestations avec la carte.

Une assurance de ski en cas d’accident

Mais l’assurance des sports d’hiver couvre principalement les suites d’un accident de ski (frais de soins, incapacité, invalidité, rapatriements, décès, etc.) dont vous pouvez être victime ou que vous pouvez causer à quelqu’un d’autre. L’éventail des risques garantis est assez large.

Certains de ces risques peuvent déjà être couverts par un contrat santé, un contrat multirisques habitation, une garantie des accidents de la vie, une individuelle accident ou encore, une assurance de carte bancaire.

Sur ce type d’assurances comme pour d’autres, inutile de multiplier les doublons. Vous ne serez pas remboursé deux fois !

En cas d’accident de ski sur une piste balisée, l’assurance sports d’hiver comprend généralement la couverture des frais de recherche en montagne, frais de secours sur les pistes (en traîneau, en ambulance et en hélicoptère) ainsi que des frais de rapatriement médical.

Bon à savoir : Vous heurtez un skieur, vous êtes responsable si :
• vous êtes un skieur en amont et que vous refusez la priorité à un skieur en aval ;
• vous skiez ou surfez trop vite sur une piste réservée aux débutants ;
• vous faites une pause dans un endroit sans aucune visibilité ;
• vous effectuez un dépassement dangereux ;
• vous perdez un de vos skis qui vient blesser un autre skieur

En revanche, les frais de recherche et d’évacuation en cas de ski « hors-piste » sont souvent exclus de la garantie.

Exemple : la MasterCard prend en charge des frais de secours consécutifs à un accident survenu lors de la pratique du ski sur piste ouverte jusqu’à un maximum de 4 600 € et avec un maximum de 7 700 € par an pour une même carte.

Après un accident de ski, l’assurance peut prévoir le remboursement, sous certaines limites et plafonds des frais médicaux de l’assuré en France ou à l’étranger.

Si vous skiez en France, vos frais médicaux seront pris en charge par l’Assurance maladie française et par votre complémentaire santé. En l’absence d’une complémentaire santé ou si celle-ci ne vous couvre pas suffisamment, il peut être intéressant de souscrire la garantie « frais médicaux » de l’assurance sports d’hiver.

Attention aux exclusions de couverture à l’étranger

Si vous skiez à l’étranger, dans un pays de l’Espace économique européen (EEE) ou en Suisse, vous serez couvert par la Sécurité sociale, sur présentation de votre Carte européenne d’Assurance maladie (CEAM). Pour le reste à charge (ticket modérateur) vous pouvez être couvert par votre complémentaire santé (suivant le contrat souscrit).
Si votre complémentaire santé ne prévoit pas la couverture des frais médicaux à l’étranger (ce qui est souvent le cas), ou si vous ne disposez pas d’une GAV prenant en charge les frais médicaux à l’étranger, il peut être intéressant de souscrire une assurance sports d’hiver.

Mais attention, hors EEE et Suisse, en cas d’accident sur les pistes vous n’êtes pas couvert par l’Assurance maladie. De même votre complémentaire santé ne s’applique pas la plupart du temps
Par prudence, à l’étranger, n’hésitez pas à souscrire des assurances complémentaires.
Le skieur qui dispose d’un contrat de prévoyance (par exemple : un contrat de prévoyance d’entreprise), une individuelle accident ou d’une GAV, est déjà couvert en cas de décès, d’incapacité, d’invalidité ou de perte totale et irréversible d’autonomie.

Sauf si le contrat de prévoyance ou GAV exclu spécifiquement de la garantie certaines activités sportives comme le ski. Vérifiez aussi que votre assurance emprunteur qui couvre notamment vos prêts immobiliers garantisse bien les accidents de ski et sous quelles conditions.

Si le skieur est mal ou n’est pas assuré, ou bien si ses contrats de prévoyance ne couvrent pas les accidents de ski, n’hésitez pas à souscrire un contrat d’assurance sports d’hiver.
La plupart des assurances sports d’hiver ne couvrent pas l’incapacité mais uniquement le décès, l’invalidité, et la PTIA.

Lorsque le skieur est à l’origine d’un accident ayant causé des dommages à une tierce personne, sa responsabilité peut être engagée. Le skieur pourra devoir réparation. Cette responsabilité en cas d’accident est généralement couverte par l’assurance ski.

Les contrats multirisques habitation couvrent la responsabilité civile de l’assuré en cas d’accident. Il convient cependant de bien vérifier que votre contrat n’exclut pas la couverture sur certains sports comme le ski ou d’autres sports de neige.

Sachez aussi que la plupart des sociétés d’assurances proposent des contrats d’assurance spécifiques pour les vacances aux sports d’hiver.

En cas d’accident de ski, quelles sont les démarches à effectuer ?

Vous disposez d’un délai de cinq jours ouvrés pour déclarer, par lettre recommandée papier ou électronique, l’accident à votre assureur. Surtout, prévenez votre société d’assistance avant d’engager toute dépense.

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Jean-Jacques Manceau

Jean-Jacques Manceau est diplômé d’un DEA d’Etudes politiques de Lille 2. Il commence sa carrière de journaliste à la Voix-du-Nord et à l’Etudiant avant de se spécialiser dans l’économie et la finance. D’abord au Revenu puis à Capital. Il devient rédacteur en chef à l’Expansion en 2002. Spécialiste en stratégie d'entreprise, il écrit en 2010 un ouvrage sur « Le Club Med, réinventer la machine à rêve ». En 2012, il s’oriente dans la communication en devenant Directeur de la communication externe d'une multinationale du sport. Il est aujourd'hui auteur et éditorialiste.

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