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Ou placer ses liquidités en 2019 ?

Quel placement pour son épargne de précaution ?

Quels sont les placements qui, en terme de rémunération, permettent de faire mieux que les 0,75 % net d’impôt du livret A ?

C’est la question que tout le monde se pose. Ou placer son épargne de précaution pour la protéger de l’inflation qui devrait dépasser les 2 % cette année ?

La famille des livrets défiscalisés

Le livret A, comme son cousin, le livret de développement durable (ex-Codevi) ne rapportent que 0,75 % depuis le 1er août 2015. Mais ces produits sont totalement exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux. Ce sont donc des supports acceptables pour des placements à très court terme. D’autant plus que même les enfants mineurs peuvent ouvrir un livret A.

Dans la famille des livrets, je demande… les enfants. Pour eux, il existe le livret jeune. Il est réservé aux jeunes âgés de 12 à 25 ans. Certes, sa rémunération minimale est égale à celle du livret A. Mais toutes les banques sur-rémunèrent le livret jeune pour tenter de capter ces futurs épargnants. Avec des taux qui peuvent aller souvent jusqu’à 2,00 %.

Moins connu, le Livret d’épargne populaire (LEP) rapporte 1,25 % net d’impôt, un rendement non négligeable pour un placement sans risque. Son rendement est toujours supérieur de 0,5 point à celui du livret A, un écart important lorsque les taux sont faibles. Il rapporte ainsi 67 % de plus que les 0,75 % du livret A et du LDD, mais aussi davantage que les 0,7 % (net) du PEL ou les 0,35 % du CEL.
Le livret d’épargne populaire, comme son nom l’indique est réservé aux épargnants modestes. Pour en ouvrir un, il faut que votre revenu fiscal de référence rapporté au nombre de parts de quotient familial, ne dépasse pas 19 468 euros de revenu pour un célibataire, ou encore 29 863 euros pour un couple sans enfant. Les plafonds sont revalorisés chaque année.

Les « super » livrets fiscalisés

Alternative intéressante au livret A : les livrets fiscalisés sont proposés par les banques ou par les filiales financières des constructeurs auto qui utilisent ce produit pour améliorer leurs fonds propres. Il s’agit d’un produit liquide car il est possible d’y puiser de l’argent immédiatement, en fonction de ses besoins et sans pénalité.

Le livret d’épargne est un support idéal pour accueillir l’épargne de précaution. Sans frais de gestion, ils sont également très faciles à ouvrir – un versement de quelques dizaines d’euros depuis son compte courant suffit généralement à leur souscription – et tout aussi simples à alimenter. La rémunération moyenne de ces livrets est en général peu attractive. Après impôts, peu de ces livrets battent le livret A. Mais les épargnants peuvent profiter d’effets d’aubaines, sous forme de promotions. Ainsi le livret Distingo de PSA rémunère à 3,20 % les deux premiers mois et 1 % ensuite.

La nouvelle fiscalité, plus intéressante pour les hauts revenus, permet de bénéficier d’une flat tax à 30 % (12,8 % d’impôts + 17,2 % de prélèvements sociaux) au lieu d’une imposition progressive au barème de l’lR plus prélèvement sociaux. Une offre brute à 1 %, le rendement net est de 0,70 %, soit presque autant que le livret A.
À noter que dans la plupart des banques, le système que le calcul des intérêts se fait par quinzaine (2 semaines). Les placements pour quelques jours n’ont donc aucun intérêt. Exception notable du Compte Épargne Tookam du Crédit Agricole qui propose un taux promo à 2 % bruts sur deux mois (jusqu’à 20 000 euros) et calcule des intérêts journaliers.

L’assurance vie en euros


Les sommes d’argent déposées sur un contrat d’assurance vie ne sont pas bloquées. Ce placement peut donc être utilisé  pour placer son argent un trimestre ou deux. Les contrats en euros de l’assurance vie ont rapporté 1,8 % en moyenne en 2017. Mais ce taux s’entend avant fiscalité : net d’impôt, il est en fait situé entre 1,5 et 0,9 % (la fiscalité variant selon la durée de détention du contrat, la temporalité des versements et le montant d’encours détenu).
Avant 8 ans, l’assurance vie en euros rapporte encore près de 1,5 % net d’impôt et de prélèvements sociaux, en cas de rachat entre 0 et 4 ans après l’ouverture compte tenu de l’application de la flat tax.
Après 8 ans de détention, les gains ne sont pas imposables dans la limite de 4 600 euros par an pour une personne seule ou 9 200 euros pour un couple, grâce à un mécanisme d’abattement fiscal. Soit un écart de rendement qui peut aller du simple au double ou au triple entre le livret A et le fonds euros.

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Jean-Jacques Manceau

Jean-Jacques Manceau est diplômé d’un DEA d’Etudes politiques de Lille 2. Il commence sa carrière de journaliste à la Voix-du-Nord et à l’Etudiant avant de se spécialiser dans l’économie et la finance. D’abord au Revenu puis à Capital. Il devient rédacteur en chef à l’Expansion en 2002. Spécialiste en stratégie d'entreprise, il écrit en 2010 un ouvrage sur « Le Club Med, réinventer la machine à rêve ». En 2012, il s’oriente dans la communication en devenant Directeur de la communication externe d'une multinationale du sport. Il est aujourd'hui auteur et éditorialiste.

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