Publicités

Encore une nouvelle niche fiscale de circonstance ?

Une aide fiscale pour stimuler la rénovation de l'habitat ancien

Pour convaincre, les investisseurs de rénover les habitats insalubres, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que de créer une nouvelle niche fiscale. Une de plus !

La nouvelle venue est une sorte de « Malraux » pour quartiers dégradés. Un dispositif destiné, comme le Malraux pour les centres historiques, à relancer la rénovation des centres villes dégradés. « Il y a urgence », selon le ministre. C’est vrai que les ruines des immeubles de Marseille fument encore !

21 % de réduction d’impôt pour 25 % de travaux

 Seront donc éligibles à ce dispositif qui n’a pas encore de nom, « les acquisitions de logements anciens faisant l’objet de travaux d’amélioration,qui devront représenter au moins 25 % du coût total de l’opération dans les territoires connaissant une dégradation importante de l’habitat », précise le ministère de la Cohésion des territoires.

L’acquéreur devra également s’engager à louer le bien ainsi rénové « pour une durée comprise entre 6 et 12 ans ».

Ces opérations ouvriront le droit à une réduction d’impôt pouvant représenter jusqu’à 21% du coût de l’opération.

Dans un premier temps, le dispositif sera ouvert aux 222 communes contenues dans les « Plan action cœur deville » ainsi qu’à celles ayant conclu des Opérations de revitalisation du territoire (ORT).

Investir dans des centres villes dégradés

Les investisseurs sont donc invités à découvrir les charmes cachés de petites villes comme Douai, Lorient,Troyes, Colmar, Mont-de-Marsan… Leurs points communs ? Une population entre  30 000 et 70 000 habitants, mais surtout un centre-ville qui se meurt. Une demande locative proche de zéro et une perspective de plus-value très aléatoire… A réserver donc exclusivement aux amateurs de niches fiscales.

Car même Sylvia Pinel, ancienne ministre du Logement qui a donné son nom au dispositif antérieur, redoute une contre-productivité dans les communes à faible demande : « Vous allez conduire les propriétaires à investir alors qu’il n’y a pas de locataires derrière« , a-t-elle affirmé.

Elle sait de quoi elle parle !

Publicités

Jean-Jacques Manceau

Jean-Jacques Manceau est diplômé d’un DEA d’Etudes politiques de Lille 2. Il commence sa carrière de journaliste à la Voix-du-Nord et à l’Etudiant avant de se spécialiser dans l’économie et la finance. D’abord au Revenu puis à Capital. Il devient rédacteur en chef à l’Expansion en 2002. Spécialiste en stratégie d'entreprise, il écrit en 2010 un ouvrage sur « Le Club Med, réinventer la machine à rêve ». En 2012, il s’oriente dans la communication en devenant Directeur de la communication externe d'une multinationale du sport. Il est aujourd'hui auteur et éditorialiste.

Votre avis

%d blogueurs aiment cette page :